Pierre Mauroy nous a quittés.

7 juin 2013 à 10:10

Je suis très attristée par le décès de Pierre Mauroy. Tout le monde se souvient du premier premier ministre socialiste de la cinquième République et de ses grandes réformes :

- Les réformes pour les droits et les libertés : l’abolition de la peine de mort, la liberté de la presse et la réforme des médias.

- Les avancées sociales : La retraite à soixante ans, l’abaissement de la durée du travail, la cinquième semaine de congés payés, l’impôt sur la fortune et le remboursement de l’IVG (contre l’avis du Président de la République), l’accès aux loisirs, aux vacances , à l’éducation avec la création du ministère du temps libre

- Le progrès démocratique: la décentralisation, la réforme de l’audiovisuel. (Lire la suite…)

Questions pour un changement. 11 questions pour un référendum

7 avril 2013 à 20:43

L’appel lancé avec d’autres jeunes responsables de la gauche le disait bien. « La démocratie est un bien trop récent et trop précieux pour que nous le laissions s’affaiblir, que ce soit par des choix politiques ou par des fautes individuelles, sans réagir. »

Cela doit nous pousser à agir et à agir vite. Contre l’austérité bien sûr, mais aussi pour faire changer notre démocratie.

Je le disais dans mon discours d’investiture comme candidate à la présidence des Jeunes socialistes, il y a 4 ans, presque jour pour jour : La démocratie nʼest pas quʼun outil, cʼest un idéal. C’est la capacité des hommes à maitriser leur destin individuellement et collectivement. Et des hommes qui maîtrisent leur destin, ce sont des hommes qui ont la possibilité de choisir et dʼécrire lʼhistoire.

Que cela soit justifié ou non, les Français n’ont plus le sentiment que leur démocratie leur permet d’être acteur de leur histoire.

Plusieurs députés, Harlem Désir également, ont évoqué l’hypothèse d’un référendum, on a même parlé de référendum QCM pour faire évoluer nos institutions. Après y avoir réfléchi, je suis favorable à cette initiative, qui permettrait de donner une grande respiration à notre démocratique, en évitant les risques de vote sanction d’un référendum « simple » où on ne répond pas toujours à la question posée.

Même si cela ne suffira pas, et de ce point de vue, il est indispensable d’emprunter un chemin qui offre des perspectives économiques et sociales viables et perceptibles pour les Français qui souffrent du chômage et de le crise, je crois qu’il est temps de rendre des pouvoirs aux citoyens.

Voici 11 questions que je propose pour un tel référendum.

Approuvez-vous la mise en place du mandat unique pour les parlementaires dès les municipales de 2014 ?

Approuvez-vous la mise en place d’une part de proportionnelle aux élections législatives ?

Approuvez-vous la réforme du statut pénal du chef de l’Etat ?

Approuvez-vous la réforme visant à garantir l’indépendance du conseil supérieur de la magistrature ?

Approuvez-vous la transformation du conseil constitutionnel en cour constitutionnelle indépendante et la fin de la présence des anciens présidents de la République en son sein ?

Approuvez- vous la création d’un Conseil éthique de la République, qui sera chargé de la lutte contre les conflits d’intérêts et qui proposera une loi en ce sens ?

Approuvez-vous l’ouverture du droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers en situation régulière vivant en France depuis plus de 10 ans ?

Approuvez-vous la publication obligatoire du patrimoine des candidats aux fonctions parlementaires, des parlementaires élus et des ministres ?

Approuvez-vous la fin du financement public des partis qui ne respecteraient pas la parité ?

Approuvez-vous la limitation à 15 000 euros par an et par personne des dons aux partis politiques, la publication des noms des donateurs de plus de 1 000 euros et l’interdiction des dons multiples de hauts responsables de mêmes structures, témoignant de stratégie d’influence manifeste ?

Approuvez-vous l’inéligibilité à vie des élus condamnés pour des délits de corruption ou détournement de fonds publics ?

Qu’en pensez-vous, quelle proposition soutenez-vous ? Dites-le dans les commentaires ou sur ma page facebook !

Non, ce n’est pas pour ça que nous nous sommes engagés en politique.

6 avril 2013 à 18:55

Nos révoltes sont la matière première de notre engagement. Mais si nous avons un jour décidé d’adhérer à un parti politique, c’est qu’à cette révolte s’est vite greffée une conviction profonde: ces situations économiques et sociales, ces inégalités ne sont pas le fruit du hasard ou la faute à pas de chance.

Suite à l’affaire Cahuzac, avec plusieurs jeunes responsables des partis ou mouvements de jeunesse de gauche (Pierric Annoot, ex SG du Mouvement des jeunes communistes, Kamel Chibli, membre du BN du PS, Caroline De Haas, SNA du PS, Thierry Marchal-Beck, président des Jeunes socialistes,  Cyril Mourin, SG du groupe PRG en IDF, Marine Tondelier, membre du bureau exécutif d’EELV) nous avons lancé un appel qui a reçu plus de 650 signatures en une journée.

Parce que « nos révoltes sont la matière première de notre engagement », nous avons besoin d’un sursaut et d’actes politiques forts.

Je vous invite à le lire, à le signer et à le partager.

Je compte sur vous !

Laurianne.

Dans Ouest-France ce matin.

26 novembre 2012 à 17:08

Suite à mon entrée au Bureau national du PS et à ma nomination comme cheffe de cabinet du Ministre de la Ville, Ouest-France a publié ce matin un article dans son édition de Saint-Nazaire et une brève sur l’édition Pays de la Loire. Bonne lecture :-)

UMP, fin de la droite-fiction ?

25 novembre 2012 à 23:44

A l’heure où j’écris, la situation de l’UMP apparaît extrêmement difficile. Je ne sais pas si l’UMP va disparaître, dans sa forme actuelle tout du moins, mais si c’était le cas, je ne serai pas de ceux qui verseront des larmes de crocodile sur un parti mal-né, qui n’a jamais joué son rôle, mais qui a surtout été une fiction dans notre système institutionnel. Un parti à l’opposé de la conception que l’on peut avoir, d’un mouvement ouvert, démocratique, permettant une participation citoyenne et favorisant le débat autour d’un socle politique fort et clair.

D’après notre constitution, « les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ». L’UMP n’a jamais pleinement joué ce rôle. Tout au long de son histoire, ce n’est pas le parti qui a fait vivre le débat d’idée, qui a construit des majorités d’idées, qui a impulsé les mouvements qui font vivre notre démocratie.

En 2002, l’union en mouvement, préfiguration de l’UMP n’est qu’une machine électorale chiraquienne destinée à absorber les centristes, à essorer Bayrou et Madelin.

Loin de toute construction de programme, de projet ou d’idée, l’UEM n’est qu’un outil de pré-campagne avant la campagne service minimum sur l’insécurité de Jacques Chirac.

Le 21 avril change la donne. Après sa défaite, la gauche appelle à voter un Chirac qui obtient pourtant le plus bas score jamais obtenu par un président sortant. Le rassemblement républicain, transforme les 19% de Chirac en 82% au second tour et les législatives achèvent cette séquence en donnant une large majorité à l’UMP dans un contexte de forte abstention. L’UMP, parti quasi-unique de la majorité, apparaît alors comme un avantage stratégique immense face à une gauche divisée.

Chirac choisit alors d’opérer un hold-up droitier sur cette union républicaine en faisant de son nouveau parti et de ses 19% l’unique horizon politique alors que les circonstances de son élection auraient pu laisser imaginer une politique plus ouverte.

L’UMP devient alors pendant quelques années le parti-fiction d’une ultra-majorité présidentielle ne correspondant pas à la réalité du rapport de force politique du pays. Elle rassemble en apparence plusieurs familles de la droite, mais sans qu’un corpus idéologique constituant une synthèse réelle de ces différentes sensibilités ne s’installe.

C’est une machine puissante, aux financements larges et dotées de troupes parlementaires élues sur des circonstances politiques difficilement reproductibles. Dès lors, les parlementaires, craignant de ne pas pouvoir être réélus, deviendront les principales cibles de l’énergique campagne médiatique de Nicolas Sarkozy qui veut préparer son ascension présidentielle. Le vote des adhérents de 2004 en sa faveur ne doit tromper personne : dans son discours du Bourget, c’est aux parlementaires qu’il réserve le plus long remerciement.

Loin de vouloir clarifier les questions idéologiques, ou de positionnement entre des familles politiques, Nicolas Sarkozy, devenu président, ne lève pas l’ambiguïté. Dans un gloubi-boulga programmatique, il amalgame, surtout soucieux de coups et de visibilité médiatique, et construit une machine de guerre marketing. Tout en engageant un mouvement de droitisation du mouvement.

Alors que des « mouvements » sont prévus dans les statuts, ils ne se mettent toujours pas en place, ce qui permet de constituer un parti médiatiquement « propre », mais qui ne soude pas durablement les rapports de force en son sein. En effet, la pratique de la proportionnelle et de la juste représentation démocratique des sensibilités dans un parti est la meilleure façon de souder des sensibilités différentes, chacun étant sur de ne pas être spolié.

La droitisation initiée sous Sarkozy n’est jamais tranchée démocratiquement en interne, mais par les seuls rapports de force médiatique. Michèle Alliot-Marie renonce d’ailleurs à concourir dans un vote interne en 2007 pour la désignation du candidat à la présidentielle, écrasée médiatiquement, et sans doute aussi dubitative face aux conditions de réalisation d’un vote électronique probablement arrangé qui mènera la campagne présidentielle aussi seul dans la décision que durant sa présidence de l’UMP.

L’absence de débat interne a alors connu son apogée. On a assisté pendant 5 ans à un concours de léchage de botte inégalé, dont Nadine Morano et Benjamin Lancar, enchaînant ad nauseam propos droitiers et caricaturaux et récitation de fiches bristol d’éléments de langage.

Pendant ce temps, le grand écart politique continuait. Nicolas Sarkozy enchaînait les œillades à l’extrême-droite et les gaullistes historiques ou certains centristes regardaient leurs pieds.

L’affaiblissement du PS et les chocs du Congrès de Reims ont renforcé pour l’UMP l’illusion du parti en béton armé. Personne n’analysait des différences entre des courants qui n’existaient pas et des rapports de force qui n’étaient jamais comptés ou mesurés.  Le débat sur l’identité nationale, les Auvergnats d’Hortefeux,  les « dérapages » de plus en plus nombreux, le discours de Grenoble et toute la stratégie Buisson n’ont jamais été débattus.

Les élections locales, remportées une à une par le PS, ont commencé à montrer la fragilité du dispositif. A droite, un électorat modéré décrochait, et l’électorat populaire de la droite, qui a toujours minoritairement existé, désertait.

Le grand changement d’avantage stratégique eu lieu avec les primaires au PS. Venues du parti, de son débat interne, tirant les leçons de ses difficultés, elles ont donnée une force politique puissante au candidat et au parti et ont permis de faire de la pesée de rapports de force entre personnes mais portant aussi idées et tendances, un moment de débat dynamique, ouvert et créateur de légitimité. Face à cela, face à des investitures paritaires aux législatives, le bonapartisme mâle et sans démocratie interne de l’UMP fut considérablement ringardisé.

La victoire de François Hollande a eu lieu alors que le mouvement de droitisation de l’UMP s’est encore approfondi lors de l’élection présidentielle.

Le scrutin passé, la fracture entre les droites qui se dessinait à l’UMP s’est rapidement amplifiée. Privée de la seule légitimité présidentielle qui l’avait fait naître, passée la gestion de carrière de Nicolas Sarkozy qui l’avait perpétuée, l’UMP, n’ayant jamais pratiqué la démocratie interne s’est trouvée dans l’incapacité de faire face à ses divisions.

Le parti unique de la droite ne l’était d’ailleurs plus : le nouveau centre, puis l’UDI avaient montré que la justification institutionnelle de l’existence de l’UMP n’était pas réelle.

Nous voyons aujourd’hui que la crise de l’UMP atteint un point où il est désormais question de schisme et de scission.  Il n’existe sans doute pas la place pour un nombre illimité de partis à droite. Mais, ce qui n’est pas réjouissant, on voit qu’ailleurs en Europe, d’autres schémas de structuration existent, avec un parti de droite populiste allié à l’extrême-droite et un pôle de centre-droit européen.

Sommes-nous à la veille de la construction de ce type d’organisation en France ? Il est trop tôt pour le dire. Le schéma institutionnel ne le favorise pas, mais on sent bien que quelque chose sonne faux dans les déclarations classiques qu’on entend dans la bouche des responsables de la droite, le fameux « ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous divise ».

L’ « UMP-Copé», apparaît comme la perpétuation populiste et extrémisante d’une tradition de droite bonapartiste. Elle peut sans doute continuer à vivre avec une certaine force, mais sa ligne politique et son mode de fonctionnement ne pourront sans doute pas correspondre à la volonté d’une partie des militants et des responsables de la droite. Elle ne peut en tout cas plus prétendre être le grand parti du rassemblement à droite, qui n’aura sans doute été qu’une fiction de dix ans.

« Partageons les pouvoirs », mon intervention au congrès de Toulouse

28 octobre 2012 à 21:18

Retrouvez mon intervention au congrès de Toulouse.

Mon intervention au congrès de Toulouse

28 octobre 2012 à 21:06

Mariage, adoption, PMA, le temps de l’égalité.

21 octobre 2012 à 20:02

Le débat sur le mariage et l’adoption pour tous approche.  La gauche va, comme une nouvelle fois dans son histoire, faire avancer la société en mettant fin à des injustices, à des inégalités et en donnants des droits aux citoyens de notre pays. Comme elle le fit en apportant ses voix pour soutenir l’accès à l’IVG, en mettant fin à la pénalisation de l’homosexualité, en luttant pour l’égalité femmes-hommes, avec la parité, avec l’instauration du Pacs et pour tant d’autres combats. Nous le faisons parce que nous ne croyons pas qu’il existe une loi naturelle ou révélée qui imposerait à des citoyens une certaine manière de vivre leur corps, leurs vies, leurs amours, leurs projets de vie. Nous croyons à la primauté de la civilisation, de la culture, des choix et des vies sur le simple fait biologique.

Le débat qui se pose aujourd’hui à gauche est un débat de fond sur la portée de notre action et de stratégie. Il se cristallise à gauche sur la question de la PMA.  Je suis favorable à ce que la loi sur le mariage pour tous soit l’occasion d’ouvrir immédiatement l’accès à la PMA aux femmes sans condition de couple ou de stérilité. Pour plusieurs raisons.

D’abord parce que cet engagement vient de loin. Election après élection, congrès après congrès, marche des fiertés après marche des fiertés, au MJS, au PS ou avec HES, il est devenu partie intégrante de notre engagement devant les Français. Les Jeunes socialistes avaient toujours été en pointe sur le sujet. Je me souviens ainsi avec Razzy des 12 propositions pour 2007  , de la contribution d’HES au congrès de Reims, très largement signée, et de bien d’autres textes ou manifestations. François Hollande lui-même s’est engagé pour l’accès au mariage, à l’adoption et à la PMA pour les couples de femmes dans la campagne.

Ensuite, parce que la réalisation d’un projet parental n’est pas liée à la stérilité.  Rien n’interdit aujourd’hui à un célibataire d’adopter. Au nom de quelle vision du contrôle social du corps des femmes interdit-on qu’elles puissent devenir mères si elles le souhaitent ? Pourquoi seuls des couples hétérosexuels pourraient ils bénéficier de ce droit au soutien de la science pour la réalisation d’un projet parental ?

Je ne confonds pas cette question avec celle des mères porteuses, la « gestation pour autrui »,  parce qu’elle pose  d’autres questions, sur la marchandisation et l’utilisation du corps des femmes par des tiers. Mais le choix d’autoriser la PMA ne saurait entrainer de confusion.

La question stratégique qui se pose recouvre plusieurs aspects. Comme à chaque fois qu’un sujet dit « sociétal » se pose, on entend des voix expliquer qu’il ne s’agit pas nécessairement d’une priorité face à un contexte social compliqué et que le sociétal ne doit pas prendre le pas sur le social.

A cette aune, bien des réformes qui ont permis d’avancer vers l’égalité n’auraient pas été réalisées. Le droit de vote des femmes était il prioritaire alors qu’il fallait reconstruire la France en 1944 ? L’accès à l’IVG était il prioritaire alors que la France affrontait le choc pétrolier dans les années 1970 ? L’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de la société ont-ils empêchés la cinquième semaine de congés payés et les 39H ? Le Pacs a-t-il été incompatible avec la CMU ou les 35H ?

La PMA ou le droit de vote des étrangers aux élections locales ne nous empêcheront pas de nous mobiliser pour une loi contre les licenciements boursiers ou contre les dépassements d’honoraires par exemple.

Ne nous y trompons pas : si on peut considérer qu’il faut aller plus loin, plus fort ou plus vite sur les sujets économiques ou sociaux, et se mobiliser pour cela, les opposer à la mise en application de nos valeurs est improductif. Car c’est aussi en créant et en poussant partout pour une société où l’égalité est insufflée dans chaque espace que nous créons un environnement favorable à nos idées.  Ce sont les deux faces d’un projet de civilisation qui doit rassembler le social et le sociétal. Le populaire n’est pas l’opposé de la lutte contre les discriminations ou pour l’égalité. On pourrait aussi appeler ça « la bataille culturelle » ;-) .

On a souvent raillé les propos de Jack Lang en 1981, quant il évoquait l’ombre et la lumière, mais on a trop oublié ce qui précédait cette image :

Ce Gouvernement ne compte pas un ministre de la culture, mais si je puis dire, quarante-quatre ministres de la culture, car chacun à sa manière peut apporter sa contribution à ce projet d’ensemble. Par chacun de ses actes, chaque ministre contribue à ce projet. Culturelle, l’abolition de la peine de mort que vous avez décidée ! Culturelle, la réduction du temps de travail ! Culturel, le respect des pays du tiers-monde ! Culturelle, la reconnaissance des droits des travailleurs ! Culturelle, l’affirmation des droits de la femme !

Dans le combat qui vient face à la droite, qui se mobilisera sous différentes formes pour bloquer les changements dans la société,il est essentiel que le ps puisse porter cette orientation.

C’est essentiel, car si nous intériorisons les attaques de la droite, découpant en tranches nos réformes pour espérer les porter plus facilement, nous risquons surtout de renforcer sa mobilisation contre nos projets. Nous devons assumer le combat culturel qui doit porter nos projets et le PS ne doit pas hésiter à être l’avant pont du gouvernement en ce sens, défendant bien sûr l’action du gouvernement, mais lui ouvrant aussi le terrain, pour porter à pleines voiles ses projets, voir aller au delà. Et mobiliser les Français qui partagent nos convictions. Parce que si nous ne mobilisons pas largement le peuple des primaires, les progressistes, nous ne seront pas assez forts dans tous les affrontements avec la droite qui sont devant nous.

C’est pour cela que le congrès de Toulouse le week-end prochain sera important : parce qu’il sera l’occasion de montrer comment notre parti peut demain impulser ce mouvement pour le progrès.

Contrôle au faciès, comment en finir ?

1 juin 2012 à 13:59

Une personne supposée d’origine maghrébine a huit fois plus de chances de subir un contrôle d’identité qu’une personne à la peau blanche. Ce contrôle au faciès, encouragé par la politique en matière d’immigration et le discours sécuritaire, est générateur de tensions entre les citoyens et leur police, et inefficace en termes de lutte contre la délinquance. Surtout, il est contraire à des principes constitutionnels, comme en témoigne la multiplication des recours en justice pour discrimination. Comment en finir avec cette situation ? Comment contrer la politique du chiffre et les pressions du pouvoir sur les forces de l’ordre ? Comment renouer avec une politique de sécurité républicaine ?

Avec Thierry Marchal-Beck, nous avons voulu chercher des réponses pratiques à ces questions. C’est ainsi qu’est né cet ouvrage, « Contrôle au faciès, comment en finir ? », publié aux Petits Matins. Ce livre met en avant une solution expérimentée avec succès dans d’autres pays : l’attestation de contrôle d’identité, permettant de lutter contre les contrôles abusifs.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’engage avec courage sur ce sujet, suivant en cela l’engagement porté par François Hollande durant la campagne et que les Jeunes socialistes avaient imaginé et défendu lors de la construction du projet. Je m’en réjouis et j’espère que ce livre pourra être utile dans ce débat qui s’engage, pour informer et convaincre.

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Laurianne Deniaud: son « 1981 » avec Hollande

15 mai 2012 à 10:07