Chez nous


Après les affaires DSK, Baupin, l’affaire Wenstein, l’apparition de #balancetonporc et #metoo ont fait sortir les questions de harcèlement sexuel et de violences du silence. Dans “Libération”, plusieurs femmes ont déclaré avoir subi harcèlement et agressions sexuelles au sein du mouvement des jeunes socialistes, par un ancien président du mouvement.

Chez nous.

C’est une colère et c’est une peine. Je veux dire à ces femmes que leur parole est importante, qu’elles sont courageuses et que je les accompagnerai comme toute leur famille politique doit le faire. J’apporterai tout mon concours à la manifestation de la vérité et je soutiendrai toutes les démarches qu’elles entreprendront. Cette libération de la parole est salutaire.

J’ai beau être femme, féministe, penser être au clair sur le consentement, la drague, le harcèlement, la violence, j’ai dirigé une organisation qui n’a n’a pas su entendre toutes les paroles. Je n’avais pas conscience de ce qui se passait et oui je suis tombée de haut ces derniers jours et en lisant l’article de Libé.

Bien sûr que si on en est là c’est qu’on a manqué des choses et qu’on a pas été à la hauteur. Nous n’avons pas créé les outils d’alerte. Nous n’avons pas créé un cadre assez bienveillant, assez protecteur de chacun, pour que de telles situations ne se produisent pas, nous n’avons pu ou pas su reconstituer le puzzle, et en tirer toutes les leçons aux bons moments.

La confiance est une boussole faillible parce qu’elle peut être trahie et la mienne l’a été. J’en prends toute ma part de responsabilité. Les paroles aujourd’hui rassemblées et révélées n’ont d’abord été que des bribes dispersées qui ont été dissimulées, écartées, discréditées avec habileté par celui qui voulait les faire taire. La seule fois où l’on a cherché à m’alerter d’une situation alors que j’étais présidente, je me rends compte aujourd’hui que je n’ai alors pas su comprendre la portée et la nature réelle du comportement en cause et c’est forcément un regret immense.

C’était chez nous. Et c’est insupportable.

On pensait pouvoir faire naturellement la différence entre des rumeurs sur des coucheries et des violences. Entre des mufleries et des agressions. Notre engagement féministe aurait dû nous en prémunir. On rappelait le “no means no” aux militant·e·s qui partaient en camp d’été, on disait aux filles de toujours prendre toute leur place, on veillait autant que possible à la répartition des prises de paroles.

Chez nous. Et ça nous rend malade.

Ca nous rend malade, parce qu’en fait on a été aussi victime de harcèlements ou d’agressions. Parce qu’on se souvient d’hommes violents lors d’un meeting dans un stade pendant une présidentielle, qui ont profité de la promiscuité de la foule pour nous encercler, pour passer leurs mains sur tout notre corps, pour nous agresser sexuellement. Parce que, jeune, femme, lorsqu’on arrive dans la plus haute instance de notre parti, des regards insistent et vous déshabillent. Parce que les SMS d’un ancien ministre insistent systématiquement pour transformer un café ou une réunion en dîner dans un hôtel parisien. Parce qu’on n’a pas tout dénoncé. Parce qu’on a pas porté plainte. Parce qu’on a pas eu la force de le faire, parce qu’on a minimisé aussi, parce qu’on savait qu’on aurait trop de mal à prouver, à qualifier. Parce que tout ne rentre pas dans les cases du pénal.

Chez nous. Mais c’est partout.

Aujourd’hui en France, 230 femmes ont été violées, 84 000 cette année. Une femme sur deux est victime de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol dans sa vie. Parce que les agresseurs ne ressemblent pas à des monstres et qu’on peut s’y laisser prendre. Nous les côtoyons chaque jour.

“Ah, c’était chez vous, prétendus féministes, tartuffes” se gaussent déjà les adversaires de toujours, tombant dans ce que la politique a de plus vil, sans toujours avoir balayé devant leur porte. Car vu l’ampleur de ces violences, c’est partout, dans nos famille, au travail, dans nos cadres d’engagement. Un femme sur deux, cela veut dire que les structures dont rien ne sort sont surtout celles où le silence pèse le plus lourd sur les victimes.

C’est dans tous nos chez nous en fait. C’est aussi chez vous.

Et nous avons maintenant tou·t·e·s le choix. S’indigner et puis se rendormir quand la poussière médiatique sera retombée. Ou faire en sorte que cela n’arrive plus. Je ne veux plus jamais ressentir ce que je ressens depuis que les points font des lignes dans ma tête et que j’ai compris.

Je crois que tous les partis, toutes les entreprises, toutes les collectivités doivent regarder les choses en face et construire partout des plans de lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles, comme l’avait proposé le collectif “Levons l’omerta” il y a quelques années maintenant. Nous le devrons toujours aux victimes. Nous le devons déjà à nos filles.

STX : la nationalisation temporaire n’était qu’un “coup de com” facile et factice.


Je m’étais réjouie de la nationalisation de STX il y a quelques mois. Comme beaucoup, je pensais que cette voie était nécessaire pour améliorer significativement les garanties apportées dans le cadre d’une reprise des chantiers par Fincantieri.

L’accord entre la France et l’Italie annoncé hier à Lyon est de ce point de vue décevant à plusieurs égards. Derrière le paravent d’un montage sophistiqué et de la “pensée complexe”, il n’existe pas de nouvelle avancée par rapport aux craintes qui pouvaient naître de cette reprise, sur l’emploi local, la pérennité de l’ensemble des métiers, les transferts d’activité et la stratégie de l’entreprise.

Il est instructif à ce titre de lire les déclarations “off” dans la presse italienne des responsables transalpins du dossier et les victoires qu’ils revendiquent : Fincantieri pourra ainsi nommer le président, l’administrateur délégué et la majorité du CA, la révocabilité à 12 ans du système de prêt de 1% du capital ne constitue pas une garantie plus forte par rapport aux clauses de l’accord précédent et du pacte d’actionnaire à 20 ans qui permettait déjà à l’Etat français de racheter la part de Fincantieri.

Il est par ailleurs regrettable que les élus locaux n’aient pas été associés à ces décisions comme cela avait pu être le cas auparavant.

Les grands mots sur le “win-win”, les “géants européens”, “l’équilibre et l’ambition” et les garanties ne peuvent masquer la réalité : les chantiers de Saint-Nazaire ont été utilisés par Emmanuel Macron en juillet pour faire un “coup de com”, le symbole facile et factice d’un volontarisme industriel exigeant, qui se dissipe la rentrée venue.

L’industrie de notre pays mérite mieux que des coups d’éclats sans lendemain. Nos chantiers vont bien, nous ferons tout pour que cela dure. Nous serons en tout état de cause mobilisés pour l’avenir de la construction navale à Saint-Nazaire et pour que les savoir-faire exceptionnels des femmes et des hommes qui font vivre cette belle industrie soient garantis.

Carnets de Sicile


Les vacances doivent bien s’arrêter un jour !

C’est pleine d’énergie, d’envies et d’idées que je suis rentrée de ces congés en famille en Sicile. En cette rentrée, je souhaite m’investir dans les activités municipales comme dans la reconstruction de ma famille politique, tout en retrouvant des formes d’engagement différentes. Je vous en parlerai sans doute bientôt. En attendant, voici quelques notes de la fin du mois d’août que j’ai souhaité partager avec vous. Bonne rentrée à tous !


Castellammare – 19 août

Je relis le “Guépard” sous le chaud soleil sicilien. Comment, devant les ruses de la noblesse sicilienne pour enjamber une révolution politique en conservant ses privilèges, ne pas penser à la situation politique actuelle ? Le masque préféré des conservateurs, leur vieux truc est celui de la “modernité”. Faire bouger la forme pour préserver les vieux intérêts. Baisser les APL, mettre en cause des contrats aidés, adopter un chien et affaiblir l’impôt sur la fortune.

Il faut que tout change pour que rien ne change.

San Vito lo Capo – 22 août
Après avoir été confrontée – rien de grave heureusement – aux services publics médicaux et postaux siciliens, aux heures d’attente, à la désorganisation, au manque de moyens et de personnels, aux locaux vétustes, j’ai l’impression d’en savoir plus sur l’austérité en Europe qu’après tous les articles économiques lus dans la presse cette année. Je pourrais parler aussi de l’état des routes et des infrastructures.

On me répondra “mafia” ou “désorganisation italienne” avec sans doute une part de vérité, mais c’est un sentiment de dégradation profond que l’on constate par rapport à d’autres séjours passés en Italie. Si le sujet ne fait plus les unes, il continue à faire croître la colère et la défiance chez les gens. Tournés en permanence vers le “modèle allemand” nous ferions bien de regarder comment le modèle européen actuel fait glisser une société proche de la nôtre comme l’Italie vers la précarité dans tant de domaines.

Erice – 25 août
Je lis des propositions “révolutionnaires” sur le nom du PS. La reconstruction de notre famille politique ne peut pas être aussi cosmétique. Elle peut être bien longue tant la défiance s’est installée au sein de la gauche. Elle devra se faire sans fétichisme sur les périmètres des appareils et des partis. Mais surtout, évitons les débats stériles, les outrances et les concours de signataires et de tribunes. Sachons ouvrir les portes de la réflexion et des débats. Il faut “écouter les militants”, mais plus encore,il faut savoir écouter la société : nous sommes devenus trop peu nombreux et trop englués dans des procès réciproques en responsabilité pour pouvoir éclairer seuls l’avenir sur les attentes du peuple de gauche. Ouvrons-nous vraiment et prenons le temps de réfléchir aux sujets du monde qui vient.

Pozzallo – 27 août
Pozzallo, à la pointe sud de la Sicile est un des ports où l’Aquarius, un des navires engagés dans le sauvetage des migrants en mer, fait souvent escale. Le Corriere della Sera a publié il y a quelques jours l’appel d’Alessandro Porro, membre italien de SOS Méditerranée: “Nous sommes les yeux d’une Europe qui ne veut pas voir”, dit-il. J’avais rencontré les bénévoles de l’association à Saint-Nazaire lors des Escales. Je soutiens leur engagement et je regrette que la France laisse l’Italie bien seule face à ce dossier. Ce sont des militants qui sauvent des vies, là où les Etats devraient prendre leurs responsabilités.

Ragusa – 29 août
Alors que les images des inondations aux USA font le tour du monde, celles qui frappent l’Asie sont assez largement ignorées malgré les victimes. Ici, cela fait près de 6 mois qu’il n’a quasiment pas plu. À travers toute la Sicile, nous avons vu des montagnes et des forêts décimées par les incendies. Le changement climatique n’est pas une réalité virtuelle et lointaine pour les générations qui vient. C’est une urgence qui va changer nos vies bien plus que nous ne pouvions le concevoir il y a quelques années encore.


Marzamemi – 31 août

Les ordonnances sur le code du travail sont sorties aujourd’hui. En Italie, cela fait plus de trois ans que le “Job acts” a rendu plus facile le licenciement. Si une prime fiscale à l’embauche a, au départ, “dopé” le marché du travail, le bilan est aujourd’hui très mitigé et le chômage reste à un niveau élevé. La “flexibilité” est ressentie par les salariés, précarisés et licenciables à l’envie, mais les mesures de sécurité, de formation et d’accompagnement, coûteuses, n’ont pas été mises en places. Pourquoi procède-t-on toujours dans l’urgence pour la “flexi” et jamais pour la “sécurité” ? C’est un marché de dupes et je marcherai contre ces ordonnances le 12 septembre.

Cefalù – 3 septembre
La fin des vacances approche. En relisant ce billet, on pourrait croire que je n’ai rien vu des paysages incroyables de cette île, de ses richesses culturelles, des eaux azures et turquoises, de ses montagnes spectaculaires, et de tout ce qui fait que c’est une région aussi captivante. On pourrait penser que nous ne nous sommes pas baignés, ni divertis et que nous n’avons pas profité de la gastronomie. Je tiens à vous rassurer 🙂

Résultats des élections législatives.


Chers amis,

D’après les résultats dont je dispose, je n’ai pas réussi à faire gagner nos idées et nos valeurs. Bien sûr, je regrette la division de la gauche, durant ces législatives, mais j’assume cette défaite.

Je suis triste de ne pas pouvoir représenter tous les citoyens que j’ai rencontré dans cette campagne, celles et ceux qui ont voté pour moi, vous évidemment qui vous êtes tant engagés dans cette campagne.

Je suis fière du travail que nous avons mené ensemble et je vous en remercie du fond du coeur.

Je veux en particulier saluer Gaëlle, les équipes de porte-à-porte, de collage, les bénévoles du local de campagne, Frédéric et tous les militants de Loire et Sillon.. Merci à tous, du fond du cœur.

La vague nationale était haute et notre circonscription n’est pas une île.

Loin des apparences, la crise démocratique, politique, sociale et institutionnelle que traverse notre pays n’a jamais été aussi profonde et si le pouvoir échoue à entendre l’aspiration de plus en plus désespérée à la justice sociale de beaucoup de Français, cette crise deviendra dangereuse pour notre pays.

La foudre démocratique peut frapper encore.

Le peuple ne nous a pas jugé dignes du mandat qu’il nous avait confié il y a 5 ans. Nous devrons faire le bilan. Il faudra faire le bilan, puis nous devrons reconstruire.

Il nous faudra reconstruire la gauche, parce que nos belles idées de justice, d’égalité, de liberté, de solidarité doivent vivre.

Il faudra reconstruire la gauche, parce que ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre ont besoin d’être défendus.

Il faudra reconstruire la gauche, en faisant tomber les frontières entre des appareils, en s’ouvrant aux intellectuels, en sortant de nos petits conforts, en écoutant davantage les souffrances, les colères et les idées nouvelles.

C’est un combat long qui s’ouvre pour que la gauche vive. Je resterai une militante.

Je continuerai à exercer mes fonctions d’adjointe à la ville de Saint-Nazaire pour porter le mandat que les nazairiens ont donné à la gauche unie lors des dernières municipales.

Je prendrai un peu de repos et de temps avec les miens dans les prochaines semaines.

Jean Jaurès disait que le courage c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

Je vous remercie d’avoir eu ce courage. Merci à tous. Merci pour cette campagne, merci de m’avoir accompagné dans ce combat.

6 raisons de voter pour Laurianne Deniaud dimanche


1) Parce qu’elle porte les valeurs de la gauche

Une élection législative, c’est le choix d’un projet de société, d’une vision du monde. Vous avez le cœur à gauche ? C’est le moment de faire entendre vos idées. Laurianne Deniaud porte avec fierté les valeurs de la gauche qu’on aime, qui nous rassemble et qui nous ressemble, ancrée dans le monde du travail, soucieuse de l’écologie, attachée aux services publics de proximité et tournée vers l’avenir. Une gauche constructive pour faire avancer la France et pour l’Europe, mais qui saura s’opposer fermement aux mesures injustes (CSG, pénibilité, ISF, droit du travail..). À 35 ans, elle peut faire partie de la génération qui reconstruira la gauche.
>> Découvrez toutes les propositions de Laurianne

2) Parce que c’est la seule qui peut gagner à gauche !

Le président de la République devrait disposer d’une majorité écrasante. À quoi servirait l’élection d’un député du parti LREM de plus ou de moins ? Faisons vivre la diversité à l’Assemblée nationale là où la gauche peut l’emporter. Au second tour, face à la candidate du parti LREM, seule Laurianne Deniaud peut rassembler assez largement pour faire gagner la gauche : il faut donc se mobiliser pour elle dès le premier tour ! Pour faire gagner la gauche, contre la droite et l’extrême-droite.

3) Parce qu’ici, le parti EnMarche ! marche surtout vers la droite.

La candidate du parti LREM a choisi comme suppléant un des opposants les plus systématiques à la politique solidaire menée par la gauche à la mairie de Saint-Nazaire. Il revendique cette opposition jusque sur la profession de foi. Il s’oppose très régulièrement au logement social, ignorant tout des réalités sociales de notre circonscription. Leur arrière-pensée, c’est de battre la gauche aux municipales à Saint-Nazaire. Lors du débat, alors qu’elle a esquivé la plupart des questions précises qui lui étaient posées sur les sujets importants pour notre circonscription, la candidate LREM a systématiquement défendu les mêmes points de vue que l’autre candidate de droite sur les sujets économiques et sociaux.

>> Revoir le débat

4) Parce qu’elle renouvelle vraiment les pratiques politiques

La transparence et la participation, certains partis en parlent, Laurianne en fait des actes. Elle est la seule candidate dans notre circonscription à avoir publié son patrimoine, ses revenus et son budget de campagne et à avoir co-construit avec les citoyens une charte de législature, pour rénover notre démocratie et qui lui permettront de proposer des amendements pour améliorer la loi de moralisation de la vie publique. Elle a répondu avec transparence et clarté aux questions posées par les citoyens durant la campagne, elle a participé au débat entre les candidats du premier tour, qu’elle a été la première à proposer. Tou-t-e-s les candidat-e-s peuvent-ils en dire autant ?

>> Lire le portrait de Laurianne Deniaud dans Konbini

5) Parce qu’elle est prête pour devenir députée

Un mandat de député ne s’improvise pas. Le député doit proposer, amender et voter la loi et contrôler le gouvernement. Il est seul dans l’hémicycle, seul quand il doit aller arracher une décision dans un ministère. Cela nécessite une expérience forte. Laurianne Deniaud a travaillé plusieurs années pour le développement des quartiers en difficulté, en y accompagnant entreprises et associations. Elle s’est engagée jeune dans le monde associatif. Depuis 3 ans, en tant que première adjointe à Saint-Nazaire, elle gère des dossiers importants. Elle connaît les institutions et le fonctionnement de l’appareil d’Etat : elle sera une députée solide et sérieuse, opérationnelle immédiatement, libre et indépendante, qui ne sera pas là que pour appliquer des consignes.

>> En savoir plus sur le parcours de Laurianne

6) Parce qu’elle sera une députée utile pour notre territoire

Une législative est une élection nationale, mais beaucoup de dossiers locaux dépendent de décisions nationales. Laurianne Deniaud connaît tous les dossiers importants de notre territoire. Elle a le soutien de la  majorité des représentants du territoire,  élus, maires, conseillers départementaux, issus ou non de son parti. Elle a choisi un suppléant de Savenay. Elle travaille en équipe. Elle connaît et rencontre régulièrement les élus, les professionnels, les syndicats, les associations et les citoyens. Son bilan à la mairie de Saint-Nazaire prouve qu’elle tient parole, sur la démocratie participative, sur le logement pour tous, sur l’amélioration du cadre de vie. Vous pouvez lui faire confiance pour défendre avec énergie notre territoire.

Projets de loi sur la moralisation de la vie politique : des avancées importantes, des manques à combler


Le garde des sceaux François Bayrou a dévoilé cet après-midi le contenu des différents textes de moralisation de la vie politique. Je salue les avancées prévues par ces textes. De nombreuses mesures, sur le cumul des mandats,  sur la probité des élus, les emplois familiaux ou la réserve parlementaire vont dans le bon sens. Elles correspondent d’ailleurs pour beaucoup à des engagements que j’avais pris dans la charte de législature que j’ai présenté après un travail de co-construction avec les citoyens.

Je soutiendrai ces dispositions.

Je souhaite cependant que ce texte soit précisé et enrichi sur certains points pour lutter contre la corruption. Si je suis élue députée, j’agirai pour amender ces textes dans le sens d’une transparence renforcée sur le patrimoine et les intérêts des parlementaires et pour la transparence sur l’identité des gros donateurs des formations politiques et des campagnes électorales. Je serai attentive à ce que les dispositions destinées à diminuer l’influence des lobbies soient au niveau des enjeux.

Commande pour les chantiers de Saint-Nazaire : une bonne nouvelle qui doit bénéficier à l’emploi local


Je me réjouis de la confirmation de 4 commandes pour les chantiers navals de Saint-Nazaire annoncées lors de la cérémonie de transfert de pavillon du MSC Meraviglia, en présence du président de la République et à laquelle j’ai assistée cet après-midi. Avec 18 paquebots, le carnet de commande est exceptionnel pour nos chantiers : c’est le résultat du travail acharné et des sacrifices fait par les ouvriers, les ingénieurs, les créateurs, toutes les femmes et hommes au savoir faire unique. C’est grâce à eux que Saint-Nazaire fabrique les plus grands paquebots du monde.

Beaucoup d’inquiétudes s’expriment encore sur l’avenir des chantiers.  Les intentions du Président de la République sur une possible évolution de la composition du pacte d’actionnaire sont positives puisqu’elle permettrait d’aller au-delà des garanties obtenues lors de la revente de STX France à Fincantieri. Il faudra être attentifs à leur traduction dans les faits.

Au-delà de la gouvernance de l’entreprise, nous aurons besoin d’un Etat jouant tout son rôle, comme actionnaire comme dans son rôle politique, et qui se montre volontariste sur certains dossiers :

  • L’emploi local, la formation et les conditions de travail. Le carnet de commande exceptionnel doit permettre aux chantiers de s’engager durablement avec les entreprises du bassin d’emploi. Un vaste plan de formation professionnelle doit être engagé : le chômage reste trop élevé sur notre bassin d’emploi. Les efforts consentis en responsabilité par les salariés dans le passé doivent être pris en compte lors des prochaines évolutions salariales. L’annonce d’un moratoire sur le compte pénibilité n’est pas satisfaisante pour des salariés aux conditions de travail parfois difficiles.

  • La question du travail détaché. La directive doit être révisée avec fermeté pour encadrer son utilisation et pour harmoniser les prestations sociales par le haut. Les contrôles de l’inspection du travail doivent être beaucoup plus rigoureux pour que les abus cessent.

  • Le développement de la filière énergies marines renouvelables dans laquelle nos chantiers se sont engagés suppose qu’une solution soit trouvée aux retards pris suite aux recours multiples contre les parcs éoliens. La transition énergétique et les emplois qui y sont liés ne peuvent subir une telle obstruction.

Si je suis élue députée, c’est avec cet esprit, sérieux, constructif, déterminé à porter les intérêts de la France, des travailleurs et du bassin d’emploi que je souhaite travailler avec le gouvernement sur le dossier de la construction navale.