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Le temps de l’action arrive.


publié le 6 juillet 2009 - Catégories : MJS


Je n’ai pas beaucoup blogué ces derniers temps. Ceux qui suivent mon profil Facebook ont pu voir que j’étais beaucoup amenée à voyager ou à enchaîner les réunions, les actions de terrain (et les fêtes de la rose). Aux côtés des militants du mouvement, les mêmes questions, les mêmes discussions reviennent souvent. Et c’est bien sûr l’avenir de la gauche dont il est question.

A quoi servons-nous ? Pourquoi nous engager ? Comment peut-on transformer les choses et améliorer la vie des gens ? Beaucoup d’interrogations profondes qui doivent nous amener à changer. Parce que pour répondre à ces questions, il faut déjà nous débarasser de tout ce qui nous coupe de la réalité d’un monde qui change plus vite que jamais.

La gauche a toujours porté la modernité et le mouvement. Nous ne sommes pas des conservateurs et je n’accepterai jamais qu’on nous considère comme tels. Alors mettons nous en mouvement, parce que c’est le mouvement qui entraine la société.

Se mettre en mouvement, c’est se poser toutes les questions. C’est n’avoir aucun complexe à être radicalement à gauche dans nos valeurs. C’est chercher les solutions les plus modernes et les plus efficaces correspondant à ces valeurs. C’est s’interroger sur ce qui est juste et pas sur ce qui nous arrange. C’est bousculer les habitudes et déranger s’il le faut. Et il faut que tous les militants s’y mettent car c’est un grand mouvement qui doit construire la victoire de 2012. Un mouvement large, populaire, dépassant les appareils. C’est cela qu’il nous faut préparer.

Car tout passe par la présidentielle. Qu’on le veuille ou non, c’est la réalité du système dans lequel nous nous battons. On ne peut prendre le pouvoir autrement en France. J’ai d’ailleurs lu avec intérêt le rapport sur les primaires d’Arnaud Montebourg . Nous devons regarder la réalité telle qu’elle est , ce n’est pas de l’électoralisme que de dire que nous devons nous préparer des maintenant pour faire gagner nos valeurs en 2012.

C’est aussi la question d’un modèle de développement, à la fois social, économique, écologique. Il faut bien sûr créer et redistribuer les richesses, mais que sont les richesses aujourd’hui ? Bonheur, éducation, émancipation, environnement, justice sociale, libertés… Tout ne se mesure pas au PIB dans la vie. Nous devrons penser plus précisément cette société que nous voulons, pour convaincre, car les forces de l’argent qui nous entraînent dans un modèle fou ne se laisseront pas faire.

Ces débats méritent d’être posé et nous en parlerons, de stratégie comme de fond, lors de l’Université d’été des jeunes socialistes à La Rochelle à la rentrée.

Notre congrès est lancé et c’est cet état d’esprit que j’aimerai y voir. Nous aurons bien sûr des débats internes, mais nous devons faire un congrès ouvert sur la société.

C’est aussi pour cela que j’ai choisi de rendre publique ma candidature au nom de Transformer à Gauche et de la majorité actuelle du MJS. Parce que le choix du président du MJS n’est pas un truc de couloirs secret et que cela appartient à tous les militants.

C’est aussi pour cela que je me réjouis qu’après le BN de dimanche, nous présentions aux amendements des fédérations un texte court, qui n’est pas un programme-catalogue mais qui présente une démarche pour le mouvement, qui s’ancre dans l’histoire, qui dessine le chemin d’un nouveau modèle.

C’est aussi pour cela que nous avons adopté à l’unanimité une déclaration qui appelle à ce que notre congrès soit responsables, respectueux, honnêtes et loyaux. Tous les coups ne sont pas permis, on ne peut pas faire n’importe quoi chez les jeunes socialistes. C’est une grande preuve de maturité pour notre mouvement de voir tous les membres du BN, quelque soit leur sensibilité, adopter cette déclaration. Nous ne voulons pas que les jeunes socialistes offrent le spectacle affligeant qui a été celui du congrès de Reims et de la valse des susceptibilités.

Ce n’est pas toujours simple de prendre des responsabilités comme celle dans laquelle je me suis engagée. Je ne dis pas cela pour faire pleurer dans les chaumières, mais c’est juste pour vous dire que j’apprécie toujours les mots, les messages, les mails que je reçois et auxquels je n’ai pas toujours le temps de répondre. Et vous dire que rien n’aurait de sens sans les militants de notre mouvement. Notre mouvement doit changer et ce changement n’aura lieu que si chaque militant devient lui même un acteur et un ambassadeur de ce changement.

Nous n’arrêterons pas, parce que nous avons une responsabilité. Que c’est une responsabilité historique. Que les jeunes socialistes doivent ouvrir le chemin, secouer le cocotier des vieilles habitudes, inventer. Et que le plus important, c’est le peuple de gauche, qui se désespère de nous depuis trop longtemps.

Faisons notre job. Soyons au niveau. Ouvrons-nous. Et dès la rentrée, tournons nous vers l’extérieur. Parce que, même si l’analyse et le débat sont important, n’oublions pas ce que disait Jaurès sur un vieil écceuil sur lequels les socialistes s’échouent parfois : “N’ayant la force d’agir, ils dissertent”.

Le temps de l’action arrive.

Un commentaire - “Le temps de l’action arrive.

  1. Fonce Laurianne

    Si les fêtes de la rose sont des lieux d’échanges et de confrontations d’idées, les défaites de la rose n’arrive pas à remettre en question cette gauche qui dérive et qui se droitise.

    “Le temps de l’action arrive” à gauche, beaucoup l’on dit, trop peu l’on fait. A droite, même si tu ne partages pas les idées, tu reconnaîtras qu’avec le Président SARKOZY c’est le temps de l’action tous les jours.

    Et à gauche, ce n’est pas le potentiel qui manque et pourtant…

    Alors oui, les jeunes socialistes doivent ouvrir le chemin, secouer le cocotier des vieilles habitudes, inventer.

    Le MJS doit transformer à gauche!

    Fonce Laurianne.

    Youpi

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