Partager

C’est ensemble que nous serons bâtisseurs


publié le 13 octobre 2009 - Commentaire : 0 - Catégories : MJS


Pourquoi, jeunes militants, faisons nous de la politique dans la famille socialiste en 2009 ? Pourquoi nous engager au MJS ?

Notre époque est celle de toutes les violences contre les plus faibles. Violence économique. Violence sociale. Violence écologique. Violence politique .Ces violences s’appellent aussi précarité, pauvreté, exclusion. Elles s’appellent injustices, chômage, échec scolaire et mal logement. C’est aussi la société du deux poids, deux mesures. C’est la violence du Nord sur le Sud, du pollueur sur celui qui subit la pollution.

S’engager à gauche, c’est chercher les instruments politiques pour changer ce monde. C’est parier sur le collectif et l’intelligence commune. C’est penser que c’est le mouvement qui fait progresser la société. C’est assumer la radicalité des solutions à porter pour changer profondément de société. C’est aussi ne jamais hésiter à remettre ses positions, ses idées, dans le débat pour toujours être efficace, dans un monde qui change vite. C’est ne jamais se résigner à l’air du temps et se battre sans relâche pour que nos idées deviennent majoritaires.

Les jeunes socialistes se sont toujours adaptés aux temps. Le MJS autonome de 1994 n’est pas la même organisation que les JS au lendemain de la guerre ou durant le front populaire. Les jeunes socialistes ont su se métamorphoser à travers l’histoire, toujours dans la recherche de l’autonomie, pour répondre aux enjeux du temps, souvent avec de l’avance sur leurs aînés.

Dès mon investiture à la candidature par mon groupe politique j’ai voulu pour que le débat s’engage dans la perspective d’une de ces mutations historiques. La convention nationale de Transformer à gauche, les séminaires régionaux avec les militants ont construit cette orientation.

C’est donc une satisfaction de voir que d’autres s’engagent dans cet échange, de façon responsable, transparente, devant les militants. J’ai lu le texte porté par les camarades qui se reconnaissent dans la démarche de « La Relève », texte qui a suscité le débat lors du bureau national de ce week-end.

Aujourd’hui, nous sommes nombreux à vouloir faire évoluer notre organisation pour la préparer à gagner la « mère de toutes les batailles », l’élection présidentielle de 2012. Engager une nouvelle dynamique pour notre organisation, c’est un job collectif. C’est avant tout un choix, une orientation politique : nous voulons transformer notre organisation en cohérence avec notre projet politique : prendre le pouvoir pour transformer radicalement la société. C’est une démarche ouverte : accueillir plus de jeunes, donner plus de place, d’espace aux adhérents pour agir, localement, thématiquement et nationalement. C’est faire du MJS un outil qui donne la parole, le pouvoir aux jeunes de gauche. En cela, nous n’accepterons aucune forme de conservatisme, de bureaucratie, aucune barrière à l’engagement des jeunes au sein de notre famille politique. C’est construire une relation positive et durable à la jeune gauche, qu’elle soit politique, syndicale, associative, française, européenne, internationale.

J’ai déjà proposé plusieurs choses en ce sens, sur l’adhésion, sur la construction de notre projet, sur les changements qui doivent se réaliser dans notre organisation. Alors pourquoi ne pas les enrichir en fêtant la jeune gauche ou en tournant davantage nos médias et nos campagnes vers l’extérieur ?
Les changements statutaires ou organiques ne portent pas leurs effets sans l’essentiel. Si nous voulons que notre mouvement porte réellement ce changement en son sein, c’est un vaste changement d’état d’esprit qui doit animer, submerger toute notre organisation.

Notre responsabilité individuelle et collective est grande à la veille de ce congrès. C’est de cette conjugaison entre l’envie d’avancer collectivement et l’effort individuel de chacun pour y parvenir que dépendra notre échec ou notre succès. Aujourd’hui, comme demain, c’est par les actes que nous construirons l’organisation de jeunesse socialiste dont la gauche et notre génération a besoin. Nous avons poser notre pierre, d’autres ont apporté la leur et c’est ensemble que nous serons batisseur.

Laisser un commentaire