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“Trois ans de politique déplorable à l’égard de jeunesse”


publié le 3 décembre 2010 - Commentaire : 0 - Catégories : En action MJS


J’étais mercredi soir à Chalon-sur-Saône à l’invitation de Jérémy Pinto, animateur fédéral du Mouvement des Jeunes Socialistes de Saône-et-Loire et du Parti Socialiste local. À cette occasion, j’ai répondu aux questions du quotidien local.

A 28 ans, Laurianne Deniaud fait partie de la jeune garde politique française. Militante spécialisée sur les questions de jeunesse et d’éducation, née à travers son investissement au sein de Léo Lagrange, Laurianne est élue à la tête du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) en novembre 2009. Elle était l’invitée du Mouvement des Jeunes Socialistes de Saône et Loire à Chalon.

A l’Université de La Rochelle cet été, Laurianne Deniaud, Présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes avait appelé de ses voeux “à nettoyer la République au karcher” pour dresser le bilan des années Chirac et Sarkozy au pouvoir. A 28 ans, la figure montante du Parti Socialiste était aux côtés de Jérémy Pinto, animateur fédéral du MJS en Saône et Loire, Jérôme Durain, premier fédéral et Laurence Fluttaz, secrétaire de la Ve circonscription de Saône et Loire pour poursuivre à Chalon, son bilan des années Sarkozy sans sourciller. Candidate suppléante aux cantonales de Saint-Nazaire, celle qui souhaite “redonner du peps au Parti Socialiste” comme elle aime le préciser. Au sujet des primaires “les jeunes socialistes feront campagne pour le ou la candidate qu’ils soutiennent personnellement, mais ils seront tous là, dès décembre avec l’inscription sur les listes électorales, et toute l’année pour faire participer les jeunes aux primaires et ils seront là après pour faire gagner le candidat de la gauche” précise Laurianne Deniaud. Reste maintenant à intensifier le travail auprès des plus jeunes afin qu’ils soient inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre.

Mettre fin au cumul des mandats et laisser la place aux jeunes

Interrogée sur la question de la parité et du cumul des mandats, la présidente du MJS l’annonce sans détours, “il faut changer les codes de notre militantisme. Il faut que les jeunes prennent leurs place, qu’ils inventent de nouvelles pratiques, qu’on mette fin au cumul des mandats, qu’on renouvelle les candidats…Il faut une attitude volontariste du renouvellement de la classe politique. “Pour autant, pas question “de sacrifier une génération par rapport à une autre !” insiste Laurianne Deniaud lorsqu’il s’agit d’évoquer “l’intégrisme de la parité”. Des ambitions qui auront sans doute de quoi freiner l’ardeur de quelques uns, quand on connait la propension des élus à se maintenir dans leurs fonctions, une fois traversé l’aventure des urnes et de l’isoloir. Reste que le MJS affiche clairement ses ambitions et entend bien peser de tout son poids dans la bataille présidentielle qui s’annonce cruciale en 2012.

L’égalité réelle

Aux côtés des élus locaux, Laurianne Deniaud a mis en avant le dossier sur lequel les militants socialistes seront invités à se prononcer ce jeudi soir, à savoir celui sur l’égalité réelle. Des propositions concoctées par l’aile gauche du parti, sous la houlette de Benoît Hamon. Propositions par ailleurs relativement chahutées lors de leurs examens par l’aile droite du parti. François Hollande, Pierre Moscovici, Manuel Valls ou encore Christophe Sirugue avaient fait part de leurs inquiétudes, notamment autour du financement et de la hiérarchisation des interventions de l’Etat.

La modestie… comme ligne de conduite

La Présidente du MJS n’y va pas par quatre chemins ! “Il faut faire la place aux jeunes, et cela passe par le fait d’être modeste et d’accepter que nous n’avons pas toutes les réponses !”. Formée par l’intermédiaire de l’école Léo Lagrange, Laurianne Deniaud aspire à mettre fin à une “politique inexistante à l’égard de la jeunesse française” et même encore pire évoquant “un grand coup de bluff du RSA Jeune à la limite de l’humiliation. C’est oublier que plus de 30 % de la jeunesse française vit dans une grande précarité”. Forte de sa jeunesse, la Présidente des MJS entend bien mettre à mal certaines caractéristiques du Parti Socialiste et 2012 pourrait bien être l’avènement d’une nouvelle génération de socialistes.

Laurent Guillaumé

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