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Discours devant les secrétaires de section du PS


publié le 1 février 2011 - Commentaires : 2 - Catégories : MJS Vidéos


Dimanche, j’étais invitée à intervenir devant les secrétaires de section du Parti Socialiste réunis à Paris. Je vous propose de retrouver la vidéo et le texte de ce discours.

Chers amis.

A la Rochelle, je vous avais dit que les jeunes socialistes lanceraient ce réseau Cités en mouvement, dont vous venez de voir l’appel.

Nous l’avons fait hier à Pantin avec des jeunes et des moins jeunes, qui vivent, travaillent, et aiment les quartiers de notre pays et j’espère qu’il sera fort demain pour renforcer l’engagement citoyen sur tous les territoires de notre République.

Il y a un an, je vous disais que les jeunes socialistes allaient s’engager avec vous pour faire un printemps rose aux régionales.

Nous l’avons fait ensemble, nous avons remporté cette victoire, pour ce peuple que nous voulons défendre, pour ces jeunes que nous voulons soutenir, et avec en plus un rajeunissement et un renouvellement de nos listes, avec des dizaines de jeunes élus.

Je veux vous dire merci, vous les militants du PS, vous les secrétaires de section parce que tout cela n’est possible que grâce à vous. Et partout en France, quand les équipes du PS et les équipes des Jeunes socialistes, travaillent, débattent, agissent ensemble, nous avons une force qui peut arriver devant la porte de chaque citoyen, pour lui porter notre message, et qui peut porter aussi dans les lycées, les centres de formation des apprentis, les foyers de jeunes travailleurs, dans tous les quartiers difficiles, dans les cités U et sur les campus.

Notre force c’est de mobiliser, dans la rue et dans les urnes. Et je pense aujourd’hui, puisqu’on parle des élections cantonales, à tous nos candidats qui se présentent pour la première fois, beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes, pour qui c’est le baptême du feu électoral. Je veux que nous les saluions et que nous les soutenions tous parce qu’ils sont souvent candidats sur des terrains difficiles, leur engagement et leur victoire n’en aura que plus de valeur.

Et toutes ces heures et ces jours de campagne, pour notre projet, contre la droite, contre l’abstention, nous les ferons avec eux, parce que nous savons ce que ça change d’avoir un département à gauche, pour les collèges, pour l’éducation, pour l’accès à l’emploi et à la santé, pour le logement et pour l’écologie.

Chers amis, partout où vous le souhaitez, les équipes des jeunes socialistes sont prêtes à venir pour développer, faire émerger, structurer davantage l’organisation des jeunes socialistes, parce que demain, il n’y aura pas de victoire sans mobilisation des jeunes autour de nous, et cela appelle à s’organiser bien sûr mais aussi à créer l’enthousiasme et l’espoir.

Nous ne devons pas faire de la politique une chose terne, grise ou triste.

Quand l’espoir, fragile, se lève au Moyen-Orient, et de l’autre côté de la Méditerranée, quand les jeunesses du monde veulent un autre futur, ces jeunes qui, pour la liberté, n’ont pas peur d’affronter les matraques et les balles, dont les armes face aux propagandes et à la répression des dictatures, sont la rue et facebook, quand pendant ce temps, chez nous, l’abstention, l’extrême droite, la crise sociale économique frappent et menacent, nous n’avons pas le droit de ne proposer que de petits rêves.

C’est quand la gauche fait rêver qu’elle entraîne le mouvement et qu’elle fait vibrer la
société avec elle. Les jeunes créent, inventent, étudient, veulent travailler, bougent, se forment. Notre devoir à leur égard est de ne pas être frileux et c’est le formidable pari de la confiance que nous portons dans notre peuple que nous ferons cette année avec les primaires.

Depuis quelques temps, on entend parler de machine à perdre. Je crois que rentrer dans ce jeu dans ce buzz médiatique, dans cet auto-dénigrement, c’est se tirer une balle dans le pied. Faire les primaires, c’est reconnaître une forme de légitimité nouvelle, populaire qui n’est pas celle des appareils. La seule légitimité qui vaudra sera celle qui sera donnée aux différents candidats et candidates par les suffrages des électeurs. Nous ne craignons pas le débat, et il est d’ailleurs encore temps d’appeler toutes les formations de gauche qui le souhaitent à participer aux primaires, et surtout d’inviter les électeurs des différentes sensibilités qui sont le peuple de gauche à venir eux-même faire le choix avec nous ! Mobilisons nous surtout sur l’information des citoyens pour que les 9 et 16 octobre, il y ait beaucoup de monde, des familles et toutes les générations devant les bureaux de vote, parce que c’est comme ça que les primaires deviendront une machine à gagner et c’est comme ça que les jeunes socialistes agiront.

Nous serons aussi sur le terrain du projet lors un grand événement Perspective 2012, génération changement consacré à nos propositions pour les jeunes le 2 avril prochain.

Pour conclure, chers amis je veux vous dire que cette année devra être celle de la mobilisation pour nos valeurs et celle de l’espoir. L’espoir qu’il faut placer en l’humanité même dans les heures qui semblent les plus difficiles, et je pense là à ce passage d’Electre :

La femme Narsès, disait : “je sens évidemment qu’il se passe quelque chose, mais je me rends mal compte. Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire et qu’on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s’entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?”

Electre lui souffle: « Demande au mendiant. Il le sait. »

Et le mendiant répond : « Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore.

Chers amis, à nous de faire de l’aurore encore hésitante de 2011 un jour nouveau en 2012.

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