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Léo Lagrange : I love éduc pop


publié le 4 novembre 2011 - Catégories : Léo Lagrange


Bonjour à tous,

Le week dernier les militants de Léo Lagrange jeunes et moins jeunes, français, européens et africains, salariés et bénevoles se sont retrouvés à Nantes pour débattre autour du projet éducatif de la fédération. Comme promis je vous laisse découvrir ou redécouvrir le discours que j’ai prononcé dimanche matin.

Encore merci à tous pour ces moments d’échanges, de débats mais aussi de convivialité (petite pensée pour les club des petits yeux :-)) qui permettent de recharger les batteries.

Pour tous ceux qui ne connaissent pas encore les activités de Léo , je vous invite à aller faire un petit tour sur notre site.

Chers ami-e-s,

Avant tout, je veux commencer par remercier toutes les équipes de Léo Lagrange, les équipes du Grand Ouest, les équipes nationales, toutes celles et ceux qui ont organisé ce congrès et qui ont tout fait pour que nos rencontres se déroulent dans d’excellentes conditions.

Leur engagement pour porter ce congrès nous rappelle un peu notre engagement à tous dans Léo.

Tout mon engagement a commencé ici et je doit beaucoup à Léo : un BAFA que j’ai passé, une porte que j’ai poussée, des rencontres formidables, avec des bénévoles, avec des salariés, avec des élus engagés, avec tout un réseau de femmes et hommes discrets, humbles, motivés. Et j’en profite pour saluer mes amis, Philippe Grosvalet, qui était derrière cette porte et qui est devenu président du conseil général de Loire Atlantique, Françoise Lestien qui a été là à chaque moment pour m’ accompagner, Bruno et Yves qui m’ont toujours fait confiance, avant beaucoup de monde et qui m’ont permis de prendre des responsabilités et Chloé le Bail, mon amie, avec qui tout a commencé, qui agit aujourd’hui au conseil régional.

Mes amis, vous le savez, j’en suis un exemple parmi d’autre, on peut grandir à Léo, on peut se former, on peut progresser avec les autres, que l’on vienne des cités ou de la campagne, de Paris ou de Saint Nazaire, de Dakar ou de Montpellier quelque soit notre origine géographique ou sociale. Cela a un nom. Léo c’est un chemin d’émancipation.

Léo, ce sont des enfants qui partent pour la première fois en vacances,
Léo, c’est la découverte du sport et de la culture,
Léo, c’est la formation et le premier métier de centaines de jeunes chaque année,
Léo, ce sont des consommateurs, des parents, des familles que l’on accompagne,
Léo, c’est la lutte pour l’égalité et contre les discriminations,
Léo, ce sont des maisons dans toute la France et bientôt dans toute l’Afrique,
Léo, ce sont des jeunes, des parents et des anciens,
Léo, c’est la solidarité et l’action internationale.

Je veux en profiter pour saluer tous nos délégués internationaux, qu’ils viennent de Grèce ou d’Afrique. Nous avons placé notre congrès sous cet angle là : pour comprendre et changer le monde.

Nous vivons dans un monde qui change plus vite qu’il n’a jamais changé. Le monde se met en réseau. Mais là où la mondialisation pourrait rapprocher les hommes, la financiarisation les opposent.

Cette crise de la dette qui occupe tout l’horizon ne doit pas être un prétexte.
Un prétexte pour sacrifier tous les droits, tous les outils, toutes les solidarités, tissées par des combats pendants des dizaines d’années au motif que « c’est trop cher ».
Un prétexte pour ne pas discuter des rémunérations indécentes alors qu’il y a des salaires de misère.
Un prétexte pour ne pas discuter des enjeux qui font que dans nos pays, il y a des vies difficiles, des destins sacrifiés, des enfants oubliés.
Un prétexte pour que des experts remplacent la décision démocratique des citoyens. Un pretexte pour que ceux qui “savent” soit disant, ces mêmes qui nous ont ammené là ou nous en sommes aujourd’hui, confisquent le pouvoir du plus grand nombre, le pouvoir de dire STOP.

Le monde qu’on veut ce n’est pas cela.

Nous ne devons pas oublier d’où nous venons. Nous avons trop d’Histoire pour ne pas avoir un avenir considérable à construire.

Notre histoire, nous devons la porter haut, pour la projeter devant nous. Nous sommes dans le camp du mouvement dans la société, face aux archaïsmes et aux conservatismes. Nous sommes dans le camp du progrès dans l’Histoire face aux réactionnaires et aux intégrismes. Cette histoire de Léo naît avant que Pierre Mauroy alors dirigeant des jeunesses socialistes, déjà, ne crée la fédération.

Elle naît dans les combats de Léo Lagrange. Elle naît avec Léon Blum et le front populaire, elle naît avec le temps libéré et les congés payés, elle naît dans la résistance. Elle naît dans un combat historique contre les fascismes et les haines de l’Europe de ces années-là.

Quand nous faisons Démocratie et courage, c’est le fil de cette histoire que nous tenons.

Quand nous amenons des jeunes à la vie citoyenne, quand dès 2007 nous faisons les assises de la jeunesse nous combattons la résignation et le sentiment qui se propage que le choix politique, ce n’est pas pour tout le monde.

Quand nous plaçons le forum jeunesse de Montpellier sous l’expression “briser les murs” , nous dennonçons ces murs visibles et invisibles qui séparent les Hommes, le mur de la finance et de l’argent, les murs et les barbelés qui séparent le nord et le sud, Israël et la Palestine. Nous sommes contre les murs autour des favelas et contre les murs qui séparent les centres urbains des bidonvilles, contre aussi ces murs : les digicodes et les caméras autour des ghettos pour riches qui poussent partout pour se protéger du bruit du monde .

Oui, Nous sommes contre ces murs qui séparent les jeunes des ainés, les femmes des hommes, et les humains selon leur couleur de peau.

Depuis 60 ans, nous tissons des liens entre les générations, les cultures, les continents et les citoyens.

En 2012, en Europe, en Amérique, en Afrique, partout en France, au Sénégal aux Etats unis un peu avant en Espagne, un peu après en Allemagne. Partout, des citoyens vont se retrouver, faire la queue devant un bureau de vote, prendre un bulletin, et choisir une voie.

Nous devons faire entendre notre voix dans ces débats qui viennent.

Nous devons faire entendre notre voix pour rendre le pouvoir à toutes celles et à tous ceux qui en ont eté privés ces 10 dernières années, pour rendre le pouvoir a celles et ceux qui n’auraient jamais du le perdre les citoyens et citoyennes.

Nous devons faire entendre notre voix pour porter les aspirations, craintes et espoirs de tous ces jeunes, de leurs parents et grands parents. Ma génération ne demande pas la lune elle veut juste la place qui lui revient pour pouvoir, à notre tour, chercher notre petite part de bonheur et porter des ambitions pour notre nation.

Nous devons faire entendre notre voix dans les mois qui viennent par delà les mers pour porter nos combats pour l’égalité et la liberté, l’égalité entre tous et toutes et la liberté pour chacun et chacune.

Nous devons continuer à faire entendre notre voix partout où sont les citoyens, dans chaque structure, par les medias mais aussi sur internet, ce plus grand café du monde ou l’on se rencontre ou on échange et construit ensemble. C’est cela aussi la place de l’éducation populaire du 21 ème siécle.

Je pourrais multiplier les exemples mais ils diraient finalement tous la même chose : le monde change et les défis sont immenses. Nous devons sans cesse nous muter pour y répondre et être à la hauteur des enjeux, mais surtout, nous devons apprendre à toujours rester fondamentalement nous-mêmes.

Sous des apparences différentes, Edgar Morin et Jean Jaurès ne disaient pas autre chose. Le premier disait que la vraie nouveauté naît du retour aux sources, le second disait que c’est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source.

Réunis à Nantes, au bord de la Loire, nous savons que la réponse est en nous. La fidélité à nous-même, c’est l’audace et le changement. Le retour aux sources, c’est l’envie de se dire que la seule limite à ce qu’il nous sera possible de faire, c’est la force que nous mettrons au service de notre volonté et de notre imagination.

Nous avons tant à faire ensemble pour construire un monde solidaire.

Nous avons tant à faire pour que chaque femme et homme dans le monde ne soit pas spectateur d’un destin fabriqué par d’autres, par les circonstances et la fortune, mais l’acteur libre et épanoui de sa vie et de son bonheur.

Un commentaire - “Léo Lagrange : I love éduc pop

  1. ” Léo Lagrange : I love éduc pop ”

    C’est sensé représenter la jeunesse ? C’est ça le progressisme ?

    Vous avez l’air complètement largué avec vos tournures de phrase à l’américaine …

    Je pense sincèrement que vous gagneriez à respecter un minimum de choses, dont la langue française.

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