La politique de Sarkozy pour les jeunes: des mesures “cosmétiques” selon Jeannette Bougrab


En 2007, Nicolas Sarkozy multipliait les promesses en direction des jeunes. Loin des discours prononcés et du volontarisme affiché, l’action en faveur de la jeunesse, menée par Nicolas Sarkozy depuis son élection, ne consiste qu’en un ensemble de mesures “cosmétiques” selon les termes de Jeannette Bougrab qui émet, dans un entretien cette semaine à David Abiker pour lefigaro.fr, “quelques réserves” sur la politique menée en faveur des jeunes.

Les réserves émises par la secrétaire d’Etat sont justifiées… et il est temps, à 6 mois de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, de se rendre compte de l’inaction du gouvernement!

– D’abord ennemie, délinquante (décret anti-cagoule, peines planchers, abaissement à 16 ans de la majorité pénale, loi anti-bandes…), puis grande oubliée des politiques publiques, la jeunesse n’a cessé de se paupériser ces 5 dernières années, avec aujourd’hui près d’1 jeune sur 4 vivant sous le seuil de pauvreté.

– Le plan Espoir Banlieues, présenté en 2008 comme le plan Marshall des cités n’est plus qu’une coquille vide, avec 45% des jeunes actifs au chômage.

– Le taux de chômage des jeunes n’a cessé d’augmenter, s’inscrivant durablement désormais autour des 25%.

– Le RSA jeunes n’est accordé qu’à environ 10 000 jeunes, loin de l’objectif initial des 160 000. Quant au RCA, il s’agit de miettes (60 à 250 euros) accordés à quelques 5000 jeunes.

– Le tissu associatif et le monde de l’éducation populaire souffrent de l’érosion continue du soutien de l’Etat alors qu’ils constituent l’épicentre des politiques menées en faveur de la jeunesse. En 4 ans, le budget accordé aux projets qu’ils développent a été réduit de 25%.

– Quant aux ambitions fortes du début de mandat sur l’enseignement supérieur et la recherche, le résultat est cruel: depuis 2006, la part des étudiants issus des familles les plus modestes a baissé de plus de 9 points.

– En 2009, à l’appel de Martin Hirsch, alors Haut commissaire à la Jeunesse, un grand nombre d’acteurs s’étaient mobilisés dans le but de refonder la politique de la jeunesse. Mais, là encore, ce “Livre Vert” a malheureusement accouché d’une souris.

Face à ce désastreux bilan, François Hollande a pour priorité de redonner une juste place aux jeunes dans la société. Parce que la jeunesse est notre avenir, notre vitalité, le redressement de notre pays n’a de sens que si la jeunesse retrouve confiance en son destin. Même Jeannette Bougrab le dit à la fin de son entretien, :”mais qu’est-ce qu’on attend pour que les choses changent?!”.

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