Laurianne Deniaud - Conseillère jeunesse de François Hollande, Vice-Présidente de Léo Lagrange Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. Isaac Newton

janvier 2012

« Black fashion power » et racisme ordinaire chez Elle

Dimanche 29 janvier 2012 - Socialisme

J’ai souvent lu Elle, appréciant à la fois la capacité de ce magazine à me détendre lors des trajets en train durant un déplacement mais aussi sa capacité à prendre des positions plus engagées pour la cause des femmes, en France comme à travers le monde. Mais si je n’ai plus vraiment le temps pour le lire depuis le début de la campagne, je n’ai pas pu échapper à la polémique autour d’un article sur la « tendance black fashion power » tant il a choqué un certain nombre de militantes et de militants dont je partage les combats.

Surfant sur les clichés, la journaliste Nathalie Dolivo y affirme que les femmes noires auraient aujourd’hui trouvé un style en  « intégrant les codes blancs » tout en conservant une certaine inspiration « ethnique » (boubou, collier de coquillage, charleston et Angela Davis). Blessante pour toutes celles qui s’habillent avec goût et créativité depuis des dizaines d’années, elle oublie au passage que, noires comme blanches, les femmes du 20e siècle, et aujourd’hui du 21e, ont toujours évolué avec le progrès de leur temps tout en s’inspirant des héros et des modes du passé.

Alors oui, cet article me choque. Parce qu’au delà de la caricature dans laquelle tombe lamentablement la journaliste de Elle, il montre une vision profondément raciste du monde.

Mais il montre aussi une incompréhension totale de notre société qui tire son inspiration de toutes les cultures et de toutes les histoires, une société dont la force est justement d’avoir su construire un destin commun sur la base d’histoires différentes.

Après un communiqué de presse peu convaincant, tentant de minimiser l’affaire, Valérie Toranian, la directrice de la rédaction de Elle a finalement choisi de retirer l’article du site du magazine et de présenter ses excuses à celles et ceux qui avaient pu être blessés par l’article. « L’incident » semble donc clos mais il montre trop bien la récurrence du racisme ordinaire et c’est contre cela, aussi, que nous devons nous battre. Et j’espère que nous pourrons (re)trouver Elle à nos côtés dans ce combat.

Investir dans les banlieues, c’est investir dans l’avenir: le gouvernement ne l’a pas compris, le Qatar si!

Jeudi 26 janvier 2012 - Communiqué de presse, Jeunesse

Banlieues

Par Laurianne Deniaud, responsable jeunesse, et Marianne Louis, en charge de la politique de la ville et des quartiers difficiles.

Le Qatar, à travers un fonds d’investissement, a décidé d’investir 50 millions d’euros pour financer des projets économiques d’habitants de banlieue, mettant en lumière l’incurie de la politique du gouvernement.

Que le gouvernement s’en remette à un fonds d’investissement étranger peut difficilement être qualifié « d’effort salutaire » comme osent le dire Claude Guéant et Jeannette Bougrab.

Bien plus que le mépris que ces termes évoquent, ils signent l’inaction voire l’abandon du gouvernement à l’égard de ces citoyens et de ces jeunes.

Ils trahissent aussi l’échec de Nicolas Sarkozy qui avait promis un plan Marshall pour les banlieues. Le Président sortant incapable d’agir concrètement à l’amélioration des conditions de vie des habitants de ces quartiers et principalement des jeunes, se voit dans l’obligation de demander à d’autres d’intervenir.

La situation dans ces quartiers est urgente. Un jeune sur deux y est au chômage. C’est pour eux et pour toute la jeunesse de notre pays que François Hollande veut présider la France. Il ne laissera personne de coté. Aucun jeune de 16 à 18 ans ne restera sans solution de formation, d’emploi ou de service civique.

Le contrat de génération et les emplois d’avenir feront partie de nos solutions pour redonner espoir à ces jeunes qui l’ont perdu.

Les jeunes de France ont besoin de justice, d’égalité, de respect et surtout de considération de la part de l’Etat.

Le Bourget, Yannick, François, l’oreillette et moi.

Mardi 24 janvier 2012 - Socialisme

Aïe ! Le Petit Journal, ça fait rire quand on le regarde et qu’on est pas dedans :-) . Bon, je vais vous expliquer en quelques mots mes petites aventures sur scène au Bourget ce dimanche.

J’avais déjà animé une convention du PS, parlé à la Rochelle, mais rien à voir avec une présentation micro à la main sur une scène immense dans une salle aussi impressionnante, que j’ai découverte le matin même. Pas de problème sur les premiers lancements de vidéos, ni sur l’arrivée de Yannick Noah.

Après la fin de la belle prestation de Yannick et de ses musiciens, le timing était serré. En effet, ses instruments devaient être enlevés de la scène très rapidement pour dégager la piste pour le discours et l’entrée de François Hollande. C’est là qu’il y a eu un petit bug en fait.

Il a visiblement fallu plus de temps que prévu pour sortir les instruments. Enfin, c’est ce que j’ai compris dans mon oreillette. L’expérience de l’oreillette est une chose particulière et en ce qui me concerne c’était une première. C’est précisément au moment où on t’explique qu’il y a un grain de sable dans la machine dans ton oreille gauche et que tu n’entends plus que ça que tu es censée continuer à parler.

Et au moment où tu réalises que tu vas devoir faire durer l’attente pour un temps dont tu n’as pas idée, tu réalises qu’il te reste environ une ligne et demi sur ta fiche. Et là, à l’oreille, on te dit quelque chose du style « Fais durer, meuble »… Le tout devant  25 000 personnes…

Bon, rien de bien méchant, c’est le métier qui rentre comme on dit. Et puis surtout, ce n’est pas cela qui nous a empêché de vivre une après-midi extraordinaire avec un discours vraiment fort et rassembleur de François Hollande.


Il a montré sa capacité à se poser à la hauteur des enjeux qui se posent à notre pays. Il a su parler de la France et proposer des mesures fortes. Il a dessiné les contours d’une présidence nouvelle et différente. Il a porté un message que l’on entendait plus depuis longtemps à ce niveau dans la vie politique française sur l’égalité. Ce discours, le rassemblement, la mobilisation et l’unité de notre famille sont des signes puissants du changement qui vient. A nous d’agir maintenant, sur le terrain, et sans oreillette :-) .

Tchat sur le NouvelObs

Lundi 23 janvier 2012 - Presse

Laurianne Deniaud NouvelObs

J’étais cet après-midi l’invitée du tchat du NouvelObs.com. Je vous propose de retrouver mes réponses aux internautes.

Laurianne Deniaud est l’ancienne présidente du MJS. Elle est désormais dans l’équipe de campagne de François Hollande en charge de la jeunesse. Elle jouait hier le rôle de maitresse de cérémonie pour le grand meeting du candidat PS au Bourget.

Laurianne Deniaud

Laurianne Deniaud

Je suis née le 29 mars 1982 à Saint-Nazaire. Après une licence de droit à Nantes, puis une maîtrise en intervention et développement social, j'ai achevé à Paris mes études par un master en aménagement du territoire.