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Quelques heures pour convaincre ! Dimanche, faisons gagner nos villes.


publié le 21 mars 2014 - Commentaires : 2 - Catégories : Jeunesse Saint-Nazaire Socialisme


DS_banniereLa campagne du premier tour des élections municipales s’achève alors que le commentaire médiatique est entièrement tourné vers les soubresauts d’un ancien président de la République. L’outrance et le mépris des règles républicaines devrait disqualifier à jamais ce triste personnage. Quoi qu’il en soit, on a finalement assez peu parlé des enjeux réels d’une élection municipale.

Pour gérer nos villes, la gauche et la droite ce n’est pas pareil. Qu’il s’agisse du logement pour tous, des services publics, de la solidarité, de la culture, de l’organisation même de la ville, de ses quartiers et de ses espaces, de la place des transports en communs, des vélos et des voitures dans la ville (on a vu l’enjeu de santé publique cela représente ces derniers jours), il y a bien deux logiques qui s’affrontent.

La concurrence sauvage entre les territoires, le tout-privé pour la culture et les loisirs, le logement cher,  l’étalement urbain, le tout-voiture, c’est possible et la droite le montre dans bien des villes, ou le laisse entrevoir quand on lit entre les lignes de ses programmes municipaux. D’autres menaces planent. Dans sa course à l’échalote avec Marine Le Pen, le parti de MM. Copé et Sarkozy en est venu à intégrer sur ses listes des proches de la Manif “pour tous”. Voulez-vous demain qu’ils interviennent dans les bibliothèques pour censurer les livres qu’ils ne veulent pas voir sur les rayons ?

C’est bien là l’enjeu et ne nous y trompons pas. Répétons-le, car la mobilisation va être déterminante dans les prochaines heures.

A Saint-Nazaire, avec David Samzun, nous avons mené campagne autour d’un projet, avec une gauche rassemblée (PS-PCF-EELV-PRG), face à une droite fuyant les véritables débats. Alors que nous avons présenté des propositions précises et détaillées pour notre ville, construites dans un dialogue respectueux avec les citoyens, nous avons surtout récolté  des attaques personnelles. L’outrance est en train de devenir une méthode politique du côté de l’UMP et ce n’est pas bon pour notre démocratie.

Il a fallu beaucoup de motivation, de sincérité et de coeur pour faire face, et les militants qui ont frappés à des milliers de portes, multiplié les rencontres, les réunions et les actions n’en ont pas manqué. Qu’ils en soient tous remerciés, et le meeting d’hier soir en a été je crois une belle occasion.

Je crois que cette dégradation du climat ne nous a pas été réservée. J’ai suivi autant que possible les campagnes de mes amis et camarades dans toute la France. J’ai eu le plaisir de voir que beaucoup de jeunes ou d’anciens jeunes socialistes avec lesquelles j’ai pu travaillé ont trouvé toute leur place sur les listes ou dans les campagnes de notre famille politique. Et j’ai bien senti à lire des articles de presse, à consulter des programmes, à voir vos sites de campagnes ou des messages sur les réseaux sociaux à quel point vous avez pu mettre votre “patte” dans ces campagnes. C’est aussi là le résultat d’un parcours, d’une histoire, d’un savoir-faire que nous partageons, même à distance. C’est un patrimoine politique, il nous lie et nous engagera ensemble, durablement, sous des formes qui trouveront leur chemin à l’avenir, quelque soit le résultat, et je souhaite de tout coeur qu’il soit bon pour chacun d’entre vous, car je sais quelle énergie vous mettrez au service de votre ville.

Il nous reste quelques heures pour convaincre. Faisons-le comme nous avons appris à le faire, avec générosité et motivation, parce que nous savons d’où nous venons, et pourquoi nous agissons. C’est en tout cas le sens de l‘histoire que nous avons construit, ici à Saint-Nazaire.

À dimanche !

2 commentaires - “Quelques heures pour convaincre ! Dimanche, faisons gagner nos villes.

  1. Je ne vote plus, et surtout pas aux municipales. Mes raisons, si vous voulez bien en prendre connaissance ? Voici : reconnu invalide à 80 %, l’Insécurité Antisociale m’a laissé UN AN sans un seul centime de rentrée, d’où les conséquences : Restos du Cœur, coupures d’énergie et surtout impossibilité de payer mon loyer, ce que je fais rubis sur l’ongle depuis vingt-quatre ans. Huissiers, procédure d’expulsion mise en route par mon bailleur “social”, la mairie “socialiste” m’a refusé toutes les aides, en estimant, je cite, que ” la moyenne journalière de vos indemnités maladie vous permettent de négocier avec votre bailleur “. La dite moyenne journalière était à l’époque de quatorze euros… Il m’a fallu m’endetter lourdement pour ne pas être jeté à la rue comme un chien. Aujourd’hui, après d’interminables procédures paperassières et trois contrôles de l’Insécurité Antisociale (les deniers publics sont vachement bien protégés de la rapacité insolente des crevards !) je survis avec la somme royale de 895 euros par mois, tel est le montant d’une pension d’invalidité dans un pays richissime où l’on multiplie les Grands Projets Ruineux et Inutiles, type Notre-Dame des Landes ou tunnel Lyon-Turin. On juge une société à la façon dont elle traite les plus vulnérables… On voudrait que j’aille voter pour des gens qui ont voulu briser ma vie, faire de moi un SDF de plus ? Le piquant de l’affaire, c’est que le maire “socialiste” en question est aujourd’hui mouillé jusqu’au cou dans une affaire de corruption qui a récemment défrayé la chronique, où on le voit et où on l’entend, sur une vidéo postée sur le net et reprise à la télé, recevoir 3000 euros en espèces pour l’attribution d’un logement… Il paraît que la “gauche” est au pouvoir, partout, à l’Élysée, à l’Assemblée, au Sénat… La gauche, vous savez, cette intraitable défenseur des pauvres et des exploités… J’ai cru, un moment, au Front de Gauche, avant que le PCF ne se vende, ne nous vende, contre un plat de lentilles et quelques sièges où, sous tutelle des socio-collabos, ils seront de la plus totale inutilité, parasites ruineux et idiots utiles des solfériniens, caution ” de gauche ” du gouvernement le plus anti-social qui ait sévi depuis la Libération. Mais j’ai de la chance : l’hiver a été plutôt clément cette année, je n’ai pas eu à chauffer chez moi, vu que je fait partie des MILLIONS de gens qui doivent se priver même de l’indispensable. Et j’aurais des ” devoirs ” envers cette société en pleine dérive totalitaire et fascisante, où la seule réponse sociale des ” socialistes “, c’est : paye ou va crever dans des cartons sur le trottoir ?! Les leçons de morale civique, si je n’étais pas bien élevé, je vous dirais volontiers l’usage hygiénique que j’en fais. Dans l’histoire de l’humanité, un nombre incalculable de gens se sont battus et sont morts pour un tas de causes diverses et variées, cela justifie-il les dites causes pour autant ? La culpabilisation, degré zéro de l’argumentaire…

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