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Journée du souvenir des victimes de la déportation


publié le 28 avril 2014 - Commentaire : 0 - Catégories : Saint-Nazaire


dépot de gerbe au monument de la déportation

Hier, nous commémorions la journée du souvenir des victimes de la déportation. Voici le discours que j’ai prononcé après la cérémonie de Saint-Nazaire.

Mesdames, messieurs

Avant que nous nous retrouvions dans un instant plus convivial, je veux, au nom du Maire de Saint-Nazaire, Monsieur David Samzun, remercier toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible cette commémoration aujourd’hui.

Je veux remercier bien sûr:

Toutes les associations de déportés, de résistants et d’anciens combattants, les fils et filles de déportés.

Monsieur le représentant du sous-préfet, madame la Députée, monsieur le Sénateur, Commandant, mesdames et messieurs les élus. Merci aussi à la chorale des amis de la chanson.

Je veux remercier Solène Renoult, élève du lycée Aristide Briand. Au-delà de la lecture qu’elle nous a offerte, sa place dans cette cérémonie est l’espoir que la flamme du souvenir continue de brûler dans la jeunesse du monde.

70 ans après le début de la libération de l’Europe, alors que les témoignages directs se font de plus en plus rares avec le temps, nous devons faire vivre cette mémoire.

Nous sommes dans une ville qui n’oubliera pas.

Elle porte les stigmates de la guerre dans ses murs et ses rues.

Mais elle ne doit pas oublier, qu’il y eût pire que le béton et les bombes. Car, au siècle dernier, l’horreur et la folie humaine ont pris la forme d’une barbarie, d’un génocide industriel, où les lâchetés et le zèle  furent complices de l’abomination.  La déportation, la concentration, l’extermination.

Saint-Nazaire doit se souvenir des rafles. Des enfants et des parents arrêtés, puis envoyés à la mort.  Ils ont rejoint toutes celles et ceux, qui, dans toute l’Europe, furent victime de cette barbarie nazie. Juifs, Tsiganes, homosexuels, résistants, républicains.

Saint-Nazaire ne peut pas oublier le courrier glaçant des autorités locales de Vichy du 6 octobre 1942  : “J’ai l’honneur de vous faire connaître que tous les juifs de mon arrondissement ont été arrêtés en juillet.”

Ces dizaines de familles, ces femmes, ces hommes, ces enfants. Ils furent peu à revenir.

Quand, dans notre Europe souffle toujours le vent mauvais de la haine, en ce dimanche, je veux vous remercier d’être venus nombreux en ce jour pour dire tout simplement “nous n’oublions pas”.

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