Commande pour les chantiers de Saint-Nazaire : une bonne nouvelle qui doit bénéficier à l’emploi local


Je me réjouis de la confirmation de 4 commandes pour les chantiers navals de Saint-Nazaire annoncées lors de la cérémonie de transfert de pavillon du MSC Meraviglia, en présence du président de la République et à laquelle j’ai assistée cet après-midi. Avec 18 paquebots, le carnet de commande est exceptionnel pour nos chantiers : c’est le résultat du travail acharné et des sacrifices fait par les ouvriers, les ingénieurs, les créateurs, toutes les femmes et hommes au savoir faire unique. C’est grâce à eux que Saint-Nazaire fabrique les plus grands paquebots du monde.

Beaucoup d’inquiétudes s’expriment encore sur l’avenir des chantiers.  Les intentions du Président de la République sur une possible évolution de la composition du pacte d’actionnaire sont positives puisqu’elle permettrait d’aller au-delà des garanties obtenues lors de la revente de STX France à Fincantieri. Il faudra être attentifs à leur traduction dans les faits.

Au-delà de la gouvernance de l’entreprise, nous aurons besoin d’un Etat jouant tout son rôle, comme actionnaire comme dans son rôle politique, et qui se montre volontariste sur certains dossiers :

  • L’emploi local, la formation et les conditions de travail. Le carnet de commande exceptionnel doit permettre aux chantiers de s’engager durablement avec les entreprises du bassin d’emploi. Un vaste plan de formation professionnelle doit être engagé : le chômage reste trop élevé sur notre bassin d’emploi. Les efforts consentis en responsabilité par les salariés dans le passé doivent être pris en compte lors des prochaines évolutions salariales. L’annonce d’un moratoire sur le compte pénibilité n’est pas satisfaisante pour des salariés aux conditions de travail parfois difficiles.

  • La question du travail détaché. La directive doit être révisée avec fermeté pour encadrer son utilisation et pour harmoniser les prestations sociales par le haut. Les contrôles de l’inspection du travail doivent être beaucoup plus rigoureux pour que les abus cessent.

  • Le développement de la filière énergies marines renouvelables dans laquelle nos chantiers se sont engagés suppose qu’une solution soit trouvée aux retards pris suite aux recours multiples contre les parcs éoliens. La transition énergétique et les emplois qui y sont liés ne peuvent subir une telle obstruction.

Si je suis élue députée, c’est avec cet esprit, sérieux, constructif, déterminé à porter les intérêts de la France, des travailleurs et du bassin d’emploi que je souhaite travailler avec le gouvernement sur le dossier de la construction navale.

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