Notre priorité, le logement pour tous, pas la résidence secondaire pour quelques-uns.


Je lis depuis quelques jours les prises de position de la députée de la 8ème circonscription de Loire Atlantique sur la surtaxation des résidences secondaires.

Audrey Dufeu-Schubert s’en prend systématiquement à la politique fiscale de la gauche à Saint-Nazaire qui a fait le choix d’utiliser pleinement les possibilités offertes par la loi.

Mme Dufeu-Schubert considère tout d’abord que ce type de surtaxe ne devrait concerner que “les villes des zones immobilières tendues” et qu’“elle n’est pas destinée à être appliquée dans une ville comme Saint-Nazaire”.

Il est surprenant qu’une députée méconnaisse à ce point le dossier. C’est justement parce que Saint-Nazaire est une des 1150 communes en zone tendue qu’une telle surtaxe est rendue possible par la loi.


Je l’invite à s’informer davantage. Dans un des numéros d’Ouest-France rendant compte de ses propos, on trouvait un article titré “Le marché repart, les prix se tendent” qui lui permettront de mieux prendre conscience des réalités.

C’est parce que ce marché est difficile que nous nous battons au quotidien pour que les Nazairiens puissent continuer à avoir accès à un logement de qualité à un prix raisonnable.

C’est pour cela que nous privilégions les résidents permanents, c’est pour cela que nous maintenons une politique volontariste de construction de logement pour toutes les générations, pour tous les portefeuilles, c’est pour cela que nous soutenons le logement à loyer modéré.

C’est justement parce que les résidences secondaires ne génèrent pas, comme elle l’affirme à tort, la même dynamique économique que les résidence principales que nous agissons. Nous ne souhaitons pas devenir une ville aux volets clos 10 mois dans l’année.

C’est parce que se loger est un droit que nous nous battons pour le logement social, même si le budget voté par madame Dufeu-Schubert rend ce combat plus difficile en affaiblissant les bailleurs sociaux.

La fondation Abbé Pierre a rappelé il y a qq jours que 2,7M de ménages, plus de 3 M d’enfants vivent dans un logement surpeuplé. Est-ce que défendre les résidences secondaires est vraiment la priorité ?

À l’heure où l’on se bat pour lutter contre l’étalement urbain et préserver nos ressources naturelles et nos terres agricoles, ce modèle n’est par ailleurs pas soutenable écologiquement.

Notre priorité, nous l’assumons, c’est le logement pour tous, pas la résidence secondaire pour quelques-uns. Je ne suis pas surprise des priorités de la députée, conformes aux choix de son parti, de toujours privilégier ceux qui ont.

En choisissant de parler de logement, Madame Dufeu-Schubert aurait pu choisir d’intervenir pour exiger du gouvernement qu’il fasse enfin appliquer la loi sur l’encadrement des loyers qu’il refuse de mettre en oeuvre.

Après avoir voté un budget faisant baisser massivement les impôts des + riches et entérinant la baisse de l’APL de 5 euros par mois depuis le 1/10/17 pour les plus pauvres, parler comme elle le fait de “discrimination fiscale” est indécent pour ceux qui sont à quelques € près.

J’en profite pour lui poser une question précise: quels ont été les effets concrets de l’appel aux propriétaires du président Macron pour qu’ils baissent les loyers de 5 euros suite à la baisse des APL pour 6,5M de ménages ?

Je lui rappelle au passage que le principe de libre administration des collectivités locales , est de rang constitutionnel et qu’il s’impose au législateur et à toutes les autorités administratives.

Puisque Mme Dufeu-Schubert se passionne pour les choix politiques des collectivités locales, je l’invite lors du prochain projet de loi de finances à mettre plus d’énergie à défendre leur capacité d’agir et leurs ressources.

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One comment on “Notre priorité, le logement pour tous, pas la résidence secondaire pour quelques-uns.

  1. 8 avril 2018 LOCCI Riccardo

    (Bonjour chère madame Laurianne DENIAUD. Je viens de partager à quelques citoyens français ou habitants en France mes convictions et considérations concernant l’actuelle phase politique. J’espère que vous en serez intéressée aussi. Merci de votre compréhension. Cordialement. RL)

    Expéditeur : LOCCI Riccardo

    Pistoia, Italie, le 7 avril 2018

    Destinataires :

    LES HABITANTS de FRANCE

    Objet : Que fait-on en France politiquement en ce moment historique ?

    Chères Mesdames, Chers Messieurs,

    Que fait-on en France politiquement en ce moment historique, au niveau de ceux qui sont aux responsabilités présidentielles et de gouvernement ?

    On bosse très, très bien, je trouve, enfin. Et on attendait tout ça depuis très longtemps. En effet on travaille dur pour la définition et l’application des politiques dont la France a nécessité en ce moment. Autrement dit, on va faire devenir la France un pays qui sait être parfaitement intégré dans le monde actuel.

    On laisse aux défendeurs d’une vieille France qui serait détentrice d’un modèle social français performant et unique au monde, l’illusion de pouvoir rester debout avec leurs convictions archaïques. Car le choix n’est pas à faire. Ceux qui ont tranché sont une majorité écrasante : ils ont tout déjà décidé. Ceux-ci ont voulu le quinquennat actuel, qui doit faire monter en puissance la France planétaire dans son intégration globale.

    Ça passe par, avant tout, l’UE. Celle-ci va bientôt évoluer au fur et à mesure et devenir totalement semblable, comme conception de structuration organisatrice institutionnelle, aux USA.

    Le noyau des pays qui seront d’ici peu les Etats-Unis d’Europe sera formé par France, Allemagne, Espagne, Belgique et Luxembourg. Eux et eux seulement, car ils pourront dès le début fonctionner politiquement très bien entre eux-mêmes.

    D’autres pays de l’actuelle UE pourront certes rejoindre les premiers, mais seulement quand ils seront prêts pour être intégrés, formant eux aussi cette nouvelle entité appelée USE, « United States of Europe », une entité se proposant globalement en anglais avec cette diction USE, car ce sera l’anglais la langue principale dans les USE, comme elle l’est déjà dans le monde entier.

    Le quinquennat actuel veut premièrement les USE donc. Il ne croit pas aux vieilles recettes cherchant à protéger le très dépassé modèle français hautement étatique, déconnecté du monde connecté et inévitablement menant à la catastrophe politique populiste, nationaliste et souverainiste, personnifiée même actuellement, ces jours-ci très activement, par les extrêmes réalités politiques du panorama politique française.

    C’est bien vrai que ce n’est pas difficile se rendre compte de ce qu’ils sont, ces deux regroupements politiques.

    D’un côté il y en a un qui déteste la République et ces principes, mais en faisant semblant de les accepter. Ici on stigmatise tout le temps la place donnée en France à ceux qui viennent de l’étranger et on déteste carrément la liberté qui existe en France d’être des fideles pratiquants même d’une confession religieuse qui n’est pas celle plus historique du pays. En outre ici on voit du communautarisme dangereux partout. En réalité, il n’en est rien.

    De l’autre côté, on y trouve les vrais populistes, nationalistes et souverainistes plus actifs. Les défenseurs acharnés de l’idéal du modèle social français, une fois valable et adéquat aux temps, mais actuellement totalement dépassé. De ce côté-ci, on raisonne véritablement en mode opératoire factuel déconnecté de la réalité.

    La plus importante dérive de déconnexion concerne l’idéalisme des convictions de la lutte de classe. On pense que les problèmes existant dans la société française viennent du fait qu’on n’ôte pas les injustices sociales entre les citoyens. C’est ainsi alors que l’on trouve juste, ce de demander de protéger les plus faibles avec un modèle les aidant à vivre dignement.

    Sauf qu’aucune idéologie n’est en elle-même plus dépassée de celle-ci. Ces prétentions en effet viennent d’une idéologie qui fracture catastrophiquement la société française, entre des types différents de citoyens.

    Dans ce quinquennat choisi récemment par une majorité écrasante, tout citoyen va uniquement valoir pour ce qu’il va faire. Cet actuel quinquennat ne veut surtout pas de fractures idéologiques dans la société française.

    Cet actuel quinquennat veut une France unie et solidaire, pour être en capacité d’aller former d’une façon factuelle les USE. Voici comment pour ce qui concerne deux aspects concrets de la vie sociale française : les modalités d’accès aux différentes facultés universitaires pour les bacheliers et les transports sur voie ferrée.

    Pour ce qui concerne les universités, voilà que chaque bachelier, une fois arrivé au point de commencer ses études universitaires doit laisser tomber ses propres prétentions dues à ses préférences personnelles d’orientation des études et devenir capable d’être orienté par les disponibilités qui sont offertes par les choix politiques de programmation éducative supérieure universitaire, dictés par des exigences françaises, stratégiques et planétaires, rendues prioritaires dans une France qui va former les USE.

    Les bacheliers doivent être disponibles à se faire examiner afin que l’on puisse les admettre aux cours les plus adaptés à chacun. Ils pourront alors se former en vue d’être effectivement des citoyens fonctionnels aux USE, selon les capacités et compétences de chacun et selon les exigences des USE.

    Au contraire, les blocages aux facs, d’actualité ces jours-ci, maladroitement imposés par des étudiants très déconnectés des véritables exigences de la France qui va former les USE, ce sont exactement des blocages uniquement dus à la mise en action des idéaux des deux extrêmes formations politiques françaises populistes, nationalistes et souverainistes, des blocages réalisés par des étudiants malheureux, qui maladroitement veulent reconnue la nécessité d’un très dépassé modèle social franco-français, idéologiquement égalitariste.

    Ils n’auront rien, car les priorités du quinquennat sont différentes, bien plus actuelles et nécessaires de celles demandées : elles visent à rendre la France un pays des USE.

    Pour ce qui concerne les transports sur voie ferrée, voilà qu’ici, tout comme chez les étudiants bloquant des facs, on se trompe fort en cette période, à cause encore de la mise en action des très dépassées idéologies des deux extrêmes formations politiques de France.

    Du coup aux chemins de fer français, on voudrait faire continuer l’existence de ce qui doit justement être au contraire éliminé, c’est-à-dire le modèle ferroviaire d’une très vieille France du passé.

    Que ces grévistes d’autres temps apprennent eux aussi à aimer les exigences d’une France qui va former les USE.

    Enfin, voilà ce qu’ils font les responsables des Institutions en France actuellement : ils travaillent très, très bien pour préparer la France globale des USE.

    En vous remerciant infiniment pour votre attention, Mesdames et Messieurs, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Riccardo LOCCI

    Naissance : le 7 mai 1959 à Pistoia, Italie

    Adresse : 11, rue Capanne di Canapale – 51100 – Pistoia – ITALIE

    Tel : 0033(0)786655405

    Courriel : riccardolocci.france@gmail.com

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