Partager

“Apartheid politique” : les propos de Ludovic Le Merrer sont scandaleux.


publié le 10 décembre 2013 - Commentaire : 0 - Catégories : à droite Saint-Nazaire


dérapage UMPEn dénonçant un pseudo “apartheid politique” dans Presse Océan, le jour de l’hommage à Nelson Mandela, le candidat de l’UMP à Saint-Nazaire ajoute l’irrespect et l’indignité à l’insulte.

Les mots ont un sens et un candidat aspirant à rentrer dans un conseil municipal doit maîtriser ses propos. L’apartheid, politique de ségrégation raciale ignoble, ne saurait être banalisé pour servir misérablement une campagne électorale.  C’est inadmissible, et M. Le Merrer doit revenir sur ces propos et présenter ses excuses.

En ce jour d’hommage à Nelson Mandela, l’UMP devrait plutôt s’incliner en mémoire du combat pour l’égalité des droits, face aux violations des droits de l’homme, au racisme, et en pensant aux 22 000 victimes reconnues en Afrique du Sud par la commission Vérité et Réconciliation.
Les Nazairiens sont libres de choisir pour qui ils votent et pour qui ils s’engagent. L’incapacité de la droite nazairienne à recueillir, année après année, la confiance des Nazairiens ne saurait être le prétexte à l’insulte.

L’hôpital et la charité.


publié le 24 septembre 2013 - Commentaire : 0 - Catégories : à droite Saint-Nazaire


fotoJ’ai lu avec étonnement dans Presse Océan ce matin les arguments en défense du cumul des mandats, venant du député-maire UMP sortant de Guérande, Christophe Priou, qui s’en prend nommément à Johanna Rolland, à Christophe Clergeau et moi : nous n’aurions aucune expérience professionnelle hors de la « vie publique », et nous serions le syndrome d’une horrible professionnalisation de la vie politique que la loi sur le cumul des mandats pourrait aggraver.

On pourrait tout d’abord contester le fond même de l’attaque et développer longuement bien des points: l’engagement associatif de Johanna, ses voyages de coopération internationale en Bosnie ou en Afrique du Sud, les activités universitaires de Christophe et en ce qui me concerne des responsabilités associatives et des missions consacrées au développement économique ou à la cohésion sociale, avant d’avoir pris des responsabilités politiques.

Mais, en y réfléchissant, c’est tout de même l’hôpital qui se fout de la charité que de voir M. Priou donner des leçons sur ce terrain, lui qui était déjà élu à 30 ans, qui est présent dans la vie politique depuis près d’un quart de siècle et qui cumulait tranquillement  jusqu’à aujourd’hui les fonctions de député, maire, premier vice-président d’agglomération Cap Atlantique.

Ce système, que la gauche remet en cause, lui permettait en effet de siéger dans différents groupes et commissions où il brillait certainement par son assiduité. En plus de ses fonctions locales, en tant que député, l’édile guérandais est membre de quelques groupes d’études (Aménagement du territoire – Amiante – Artisanat et métiers d’art – Autisme –Construction, éco-construction et logement – Enseignement privé sous contrat et hors contrat – Forêt, bois, meuble et ameublement – Gaz de schiste – Illettrisme – Industries agro-alimentaires et filière agricole – Langues régionales – Maladies orphelines – Mer, pêche et souveraineté maritime – Oenologie et territoires – Parcs nationaux et régionaux – Patrimoine– Pénibilité du travail, santé au travail et maladies professionnelles – Politique portuaire –Protection et développement du littoral – Pêche de loisir et protection du milieu aquatique –Viticulture) et de la commission développement durable et aménagement du territoire.

Son classement d’activité en tant que parlementaire sur la dernière mandature fut calamiteux.  Sur 577 députés, il finit 405ème sur les propositions de loi écrites, 428ème sur les interventions en commission, 496ème sur la présence en séance, 535ème sur les interventions longues en séance.  Chapeau !

Si la vie politique était « professionnalisée », il y a longtemps que M.Priou aurait été renvoyé pour absentéisme.

Mais nous sommes en démocratie et ce sont aux électeurs de tirer les conséquences de ce genre de comportements, et c’est ce qu’il semble aujourd’hui redouter en ne se représentant pas.  Je souhaite bonne chance à Hélène Challier pour le défi qui l’attend à Guérande , pour renouveler un système aujourd’hui à bout de souffle.