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Place du commando: défendons un projet d’intérêt général!


publié le 17 janvier 2017 - Commentaires : 2 - Catégories : Ecologie Logement et urbanisme Saint-Nazaire


Comme la presse l’a annoncé, des riverains ont engagé un recours contre le projet de réaménagement de la place du Commando. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’opération de rénovation de notre Front de mer. Je recevrai de nouveau ces riverains prochainement.

Avec David Samzun, nous l’avons dit lors d’une conférence de presse, nous continuerons à porter et à défendre ce projet. La présentation que certains ont fait m’incite à rétablir les faits sur quelques éléments concernant le contenu de ce projet et la démarche qui nous a permis de le construire. Lire la suite “Place du commando: défendons un projet d’intérêt général!”

PLU de Saint-Nazaire, un développement dynamique, ambitieux et apaisé


publié le 4 juillet 2016 - Commentaire : 0 - Catégories : Logement et urbanisme Saint-Nazaire


Mardi dernier, le Plan local d’urbanisme de Saint-Nazaire a été validé par le conseil communautaire de notre agglomération, la Carène.

Construire ensemble, choisir pour l’intérêt général

Pour construire ce plan, nous avons voulu largement impliquer les Nazairiens dans la démarche et ils furent nombreux à le faire. J’accorde une grande attention à cette expression, à cette participation des habitants. Au total, ce sont près de 200 contributions qui ont été faites par environ 500 participants aux différents initiatives que nous avons prises, avec une grande transparence de l’information, accessible en ligne. Lire la suite “PLU de Saint-Nazaire, un développement dynamique, ambitieux et apaisé”

Le patrimoine de la Reconstruction, un socle à réinventer pour l’avenir de nos villes


publié le 8 octobre 2015 - Commentaire : 0 - Catégories : Logement et urbanisme Saint-Nazaire


 

Colloque des 6 et 7 octobre 2015
Colloque des 6 et 7 octobre 2015

Saint-Nazaire a accueilli pendant deux jours un colloque consacré au patrimoine des villes de la Reconstruction et à l’héritage qu’elles doivent gérer aujourd’hui. Merci aux services de la Carène et de la Ville qui ont permis l’organisation de cette journée, aux villes partenaires. Merci à nos invités, notamment à Daniel Goldberg, député et rapporteur de la loi Alur et à Nathalie Apperé, Maire de Rennes. J’ai voulu vous partager mon intervention dans la première plénière de ces journées. Un reportage a également été réalisé par France 3.

En reconstruisant nos villes, les élus, les urbanistes et les architectes qui ont travaillé après la guerre ont agi avec une certaine idée de la ville et de la société. Après les souffrances et les destructions, ils ont cherché à apporter le progrès, à travers l’accès au confort, à l’hygiène domestique, à travers la recherche des instruments de la prospérité. Cet héritage est une chance. D’autres villes n’ont pas cela. Nous voyons aujourd’hui, ailleurs dans le monde, des façons de faire, ou de laisser faire  la ville qui nous interrogent. Des cubes de verre climatisé entre mer et désert. Des océans de pauvreté séparés d’îlots de richesses par des autoroutes à quatre niveaux… Ce n’est pas notre idée de la ville.

Notre monde a changé, des problèmes nouveaux nous concernent, mais nous devons garder, à travers la manière dont nous questionnons, nous secouons, nous réinventons notre héritage, nous devons garder cette idée que nos rues, nos murs, nos villes, sont un patrimoine partagé au service de ceux qui y vivent. Les valeurs que nous inscrivons aujourd’hui dans nos projets, pour la vie ensemble, pour l’écologie, pour une économie de proximité, sont aussi le témoignage qui restera demain de notre époque. C’est l’honneur de la démocratie de prendre le temps du partage, du débat, de l’intelligence collective pour être tous ensemble à la hauteur de cette mission.

Laurianne Deniaud

Le texte de mon intervention 

Avant de vous parler de la stratégie que nous avons choisi d’engager à Saint-Nazaire, je veux vous dire quelques mots sur la façon dont le patrimoine, l’urbanisme issu de la reconstruction s’inscrit dans notre présent, avec ses atouts, mais aussi avec les défis qu’il crée aujourd’hui.

A Saint-Nazaire, la ville d’avant-guerre, c’est un centre d’inspiration largement issu du Second Empire, avec ses grands édifices monumentaux, évoquant les pouvoirs locaux et centraux, ses axes dégagés les reliant, les grandes infrastructures de transport, la gare, le port… Ce sont des immeubles abritant à la fois, commerces, activités et logement.

Si la guerre a fait table-rase de plus d’une partie significative de notre centre-ville, toute la ville ancienne n’a pas disparue. Les idées du mouvement moderne s’appliqueront donc à la reconstruction, en conservant une grande partie de la trame des axes et des rues de la ville.

Soixante ans après, les mutations de la société, le vieillissement d’un bloc de ce bâti nous pose de nombreuses questions, je nous en pose quelques unes :

  • Quelle approche de l’habitat, face à des logements conçus pour des familles des années 50 qui ne ressemblent plus aux nôtres ?
  • Quelle approche des transports et de la voiture, toujours face à cette exigence écologique qui devient économique dans une ville largement pensée pour l’automobile, avec des axes larges, des lignes claires ? Il y a une forme d’accoutumance à une ville où l’on peut circuler et se garer partout…
  • Comment faire vivre un centre-ville dynamique, attractif, avec moins de densité que dans d’autres villes ayant préservé un centre historique plus dense et avec l’évolution des modes de consommation ?

Vous l’avez compris: les difficultés auxquelles nous avons choisi de nous attaquer concernant l’attractivité du parc de logement issus de la reconstruction ne sont pas toutes liées aux qualités propres du bâti, aux questions de son vieillissement au regard des modes de vies, son coût énergétique ou une accessibilité insuffisante… Comme beaucoup de villes moyennes, Saint-Nazaire fait face à des phénomènes d’érosion commerciales du centre-ville dus aussi aux habitudes de consommation, à Internet, aux centre commerciaux…

Le bâti de la reconstruction n’est pas seul responsable non plus des évolutions démographiques, du départ de nombreuses familles avec jeunes enfants des centres vers les périphéries, ou du nombre moyen de personnes par foyer qui, en diminuant, fait qu’il faut plus de logements pour loger autant de personnes.

C’est donc l’addition de ces défis auquel nous sommes confrontés. Mais il n’y a aucune fatalité et nous avons donc choisi d’agir sur deux volets :

  • Intervenir pour rendre de nouveau plus attractif l’habitat en centre-ville
  • Construire un plan global pour la redynamisation économique et sociale du centre-ville.

Ces deux voies se tiennent l’une l’autre…Un centre ville vivant, c’est un centre ville dans lequel on a envie d’habiter, un centre ville peuplé, c’est un centre ville qui assure du trafic pour les commerces et de la vie de proximité. C’est pour cela que nous menons ces deux chantiers de front.

 

  • Rendre plus attractif l’habitat en centre-ville

Sur ce premier point, il faut faire face à une réalité : les copropriétés des immeubles de la reconstruction font face au vieillissement du patrimoine, ce qui engendre des coûts parfois importants sans compter les difficultés juridiques.
Notre intervention s’organise donc autour de deux logiques principales :

  • La première est d’accompagner et soutenir dans la durée les propriétaires et copropriétaires  privés qui doivent rester les acteurs du développement de leur patrimoine immobilier, du réinvestissement des cœurs d’îlots…  Un plan d’action porté par la communauté d’agglomération au titre de sa compétence habitat est engagé dans ce sens.

Nous avons une chance, c’est que ces biens ne sont pas très chers sur le marché. Et même après des opérations de rénovation, qu’elles soient menées par la ville ou par des privés d’ailleurs, nous pouvons garder des prix attractifs.

En parallèle, nous utilisons toutes les parcelles de foncier public qui nous le permettent pour lancer des opérations neuves de qualité pour pour susciter  l’arrivée de nouveaux habitants dans le centre.

2) Redynamiser le centre-ville
Et c’est essentiel. On doit avoir des raisons de venir en centre ville, et l’expérience que l’on va y vivre doit être différente de celle qu’on vit ailleurs et complémentaire par rapport à celle qui peut nous être proposée dans un centre commercial de périphérie.

C’est un projet stratégique pour le centre ville en 6 axes que nous avons décidé de mettre en place

1) Dynamiser nos commerces

 

Le premier axe, c’est la dynamisation de nos commerces. Nous avons redéfini le périmètre du centre ville marchand pour concentrer notre action.  Nous avons recruté un manager de centre-ville, nous  nous donnons les moyens de développer l’acquisition de cellules via la concession de notre SEM,  nous venons de mettre en place la taxe sur les locaux vacants, nous travaillons à l’amélioration du jalonnement commercial…

2) Encourager l’emploi

Le second enjeux, c’est d’encourager l’emploi en ville. Nous repositionnons des activités de service dans le centre-ville: avoir des salariés en centre-ville, ce sont des gens qui vont déjeuner le midi, faire quelques courses à proximité de leur travail et faire vivre ces espaces. Nous travaillons par ailleurs également sur la présence d’étudiants en centre-ville.

3) Développer des équipements de qualité

Troisième point, il est essentiel pour nous de conserver et de développer des équipements de qualité qui attirent en centre-ville. Vous avez pu voir ce théâtre, qui s’est appuyé sur un des plus beaux héritages de la ville d’avant guerre, mais c’est aussi notre maison des associations, c’est l’ensemble des équipements de la base sous-marine, ce sera dans quelques temps la rénovation, conséquente, de nos halles marchandes, du Paquebot, du cinéma le France, la création d’un lieu jeunesse …

4)  Les lieux de convivialités

Quatrième priorité, c’est faire de l’espace public un espace convivial. Nous avons rénové l’hypercentre, nous engageons une action pour améliorer les places, mettre en cohérence le mobilier urbain, développer les jeux pour les enfants, avoir le souci des façades, la mise en place d’une charte des terrasses, … Nous travaillons également  les liaisons au centre ville comme avec notre projet de front de mer 3 pour offrir demain aux Nazairiens et aux visiteurs un front de mer populaire et festif. C’est là aussi un héritage de la reconstruction : notre ville a parfois placé l’utile avant l’agréable. Après l’opération Ville-port, qui a retourné Saint-Nazaire vers le port et la base, après le début de la requalification du front de mer, nous tissons désormais le fil entre le centre-ville et la mer.

5) Des déplacements facilités

Saint-Nazaire a développé un réseau de transport en commun de grande qualité, avec un bus en site propre, Hélyce qui permet d’améliorer la desserte de la ville. Nous cherchons à conjuger cet encouragement des transports en commun et des circulations douces avec une facilité d’accès au centre ville, avec une attention particulière portée au plan de circulation, à la signalétique, à la réglementation du stationnement pour rendre accès au centre ville lisible et pratique.

6) Animer la ville

Notre dernier axe de travail, c’est l’animation du centre ville. Une visite dans le centre-ville, ce doit être une expérience où l’on est surpris, amusé, où l’on découvre des choses. Nous nous attachons à créer des animations régulière, pour créer des flux tout au long de l’année. Nous avons travaillé sur la localisation de la fête foraine, des animations de Noël, de différentes manifestations en partenariat avec l’association des commerçants pour optimiser le circuit des visiteurs dans les zones commerçantes. Nous travaillons pour renforcer notre attractivité patrimoniale, touristique et culturelle, en renforçant l’identification de nos sites touristiques et  avec le label art et histoire….

Comme vous le voyez, c’est une action à 360° que nous avons lancé en conseil municipal par une délibération cadre il y a un an. Nous sommes conscients que les transformations et le changement d’image de notre ville, à l’extérieur comme parfois dans les perceptions des nazairiens eux-mêmes va prendre du temps. C’est pourquoi nous avons choisi d’agir dans ce plan stratégique, sur des actions et des objectifs de courts, moyens et long termes, pour ancrer cette idée d’une ville en mouvement qui crée et qui entraîne.

Notre vision, c’est celle d’une ville de 80 000 habitants, coeur battant d’une aire urbaine de plus de 210 000 habitants, une des premières de la façade Atlantique, qui allie la douceur de vivre, le plaisir d’être ensemble et de profiter des équipements d’une grande métropole dans un cadre exceptionnel. Je crois qu’au final, cet objectif n’est pas éloignée de l’idée qu’avaient les élus, les architectes qui ont pensé la reconstruction de Saint-Nazaire pour l’avenir d’une ville populaire, alliant qualité de vie et attractivité. Cette fidélité et cette capacité de réinvention permanente m’évoque une phrase de Jaurès qui qui prend tout son sens ici, là où la Loire épouse l’océan. “C‘est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source.”

Front de mer 3, ça va commencer !


publié le 6 octobre 2015 - Commentaire : 0 - Catégories : Logement et urbanisme Saint-Nazaire


Le front de mer s'étend. L'aménagement plébiscité se prolonge sur le boulevard Wilson

A quelques jours des premiers coups de pioche du chantier de la suite du réaménagement du Front de Mer de Saint-Nazaire, Télénantes est venu hier au bord de la plage de Saint-Nazaire pour une émission spéciale en direct. L’occasion de présenter en détail notre projet pour un front de mer de Saint-Nazaire populaire, vivant et animé !

Voici la vidéo de l’émission :


Front de mer de Saint-Nazaire : les travaux… par TELENANTES

La ville que nous voulons, notre politique de logement et d’urbanisme pour Saint-Nazaire


publié le 30 janvier 2015 - Commentaire : 0 - Catégories : Logement et urbanisme Saint-Nazaire


Chers amis,

Quelques heures après un conseil municipal de Saint-Nazaire marqué par l’intervention de notre maire, David Samzun après les événements qui ont frappé notre pays en ce début d’année et la Marseillaise qui l’a suivie, j’ai souhaité vous diffuser mon intervention.

Capture d’écran 2015-01-30 à 20.15.30

Elle concerne la politique de logement que nous menons à Saint-Nazaire. Un dossier dans Saint-Nazaire Magazine évoque d’ailleurs les projets que nous menons actuellement. Dans une période difficile, faire avancer notre vision de la vie ensemble me paraît essentiel, quand dans le même temps, les élus du Front National se vautrent dans les déclarations sexistes.

Bonne lecture !

* * *

Dossier de presse mis à jour (janvier 2016)

Monsieur le Maire:

Avant de revenir sur les délibérations qui seront présentées au vote, je souhaiterai prendre un instant pour évoquer  sur la politique de logement et d’aménagement de la ville de Saint-Nazaire.

Offrir à tous les conditions de se loger décemment, construire une ville juste durable, solidaire, vivante, agréable, émancipatrice et en lien avec le monde qui l’entoure sont les objectifs de notre politique de logement et d’urbanisme.

C’est au nom de ces principes que la majorité municipale assume depuis plusieurs années une politique volontaire de construction de logements et que nous allons continuer à le faire conformément à nos engagements de campagne.

Pourquoi construisons-nous des logements maitrisés aujourd’hui à Saint-Nazaire ?

Essentiellement pour 2 raisons :

1)Maintenir le dynamisme de notre ville . D’abord parce qu’une ville qui ne construit pas c’est une ville qui se meurt. L’évolution des modes de vie, de l’espérance de vie, les divorces… font que l’on vit moins nombreux par logement : nous étions en moyenne 4 personnes par ménage dans les années 70, nous sommes moins de 2 aujourd’hui. Afin de maintenir la population nazairienne, le dernier plan local d’habitat de l’agglomération nous indique que nous devons construire 400 logements par an minimum : nous tiendrons cet objectif.

A ce propos, après une période plus difficile pour notre ville, notre action porte ses fruits puisque depuis 2011 notre ville gagne à nouveau de la population. C’est une bonne nouvelle pour l’attractivité de notre ville, ce sont plus de rentrées fiscales et de dotations pour assurer le fonctionnement de nos services publics, ce sont plus de consommateurs pour la vie de nos commerces. Oui nous sommes repassé au dessus des 70 000 habitants et c’est une bonne nouvelle pour notre ville

Et puis une politique d’habitat volontaire c’est aussi une politique de soutien au développement économique de notre territoire. Il n’ya pas de développement économique durable sans politique d’habitat offensive pour soutenir l’emploi local et le secteur du BTP pour loger les cadres et les ouvriers des grands donneurs d’ordres locaux comme des PME et PMI .

2) Ensuite pour maitriser le devenir de notre territoire: Notre région va connaître une forte augmentation de la population dans les 15 prochaines années. Les spécialistes s’accordent à dire que 300 000 habitants supplémentaire vont habiter la Loire-Atlantique dans les 15 prochaines années, beaucoup sur le littoral et dans les grandes agglomérations : nous sommes donc concernés et nous ne devons pas subir mais choisir cette évolution car il y a des risques : développement anarchique des zones pavillonnaires, manque d’attractivité de certaines zones, déséquilibres entre générations.

C’est pour cela que notre PLU est exigeant en terme de mixité sociale, c’est pour cela que nous avons choisi de ne pas construire de R+8 sur notre front de mer. Toutes ces questions nous les aborderons avec les Nazairiens dans le cadre de la révision du PLU, désormais accessible sur Internet.

La politique de logement de notre ville nous interpelle grandement sur l’avenir de notre ville.

1) La ville que nous voulons, c’est une ville du vivre ensemble.

Nous ne voulons pas de quartiers ghettos, que ce soit des ghettos de riches ou de pauvres, de jeunes ou de plus âgés : nous voulons la mixité sociale et générationnelle dans tous les quartiers de la ville pour que les enfants aillent dans les écoles ensemble quelle que soit leur origine sociale, que leurs parents se rencontrent…  Le vivre ensemble ne se décrète pas il se construit patiemment.

A Saint-Nazaire, il n’y a pas de quartier réservé au logement social ou de quartier ou le logement privé devrait être la seule offre.

C’est pour cela que nous assumons de faire du logement social à Saint-Marc ou à Sautron, comme nous assumons le développement de logement privés à Ville-Ouest.

A Saint-Nazaire, nous voulons des zones de convivialité, de commerces et de centralité dans chaque quartier, pour que l’on puisse bien vivre sa ville à une échelle de proximité, à pied. Nous voulons aussi un centre ville attractif et peuplé qui soit aussi le patrimoine de tous.

C’est pour cela que nous avons fait la place Nadia Boulanger, c’est pour cela que vous avez voté à l’unanimité notre plan centre-ville. C’est pour cela que nous nous engageons dan la revalorisation de la place Tati à Saint Marc.

Cela suppose une veille et une maîtrise foncière et un encadrement via des orientations d’aménagement pour que la construction se fasse de façon à dessiner la ville, ses évolutions et mouvement. Cela se construit et se dessine dans le temps c’est cela le propre de la ville.

Cela suppose ensuite de lancer des opérations de renouvellement urbain, de logement au cœur de la ville,  en pensant tout ce qui les entoure, les routes et espaces publics, le stationnement et les circulations douces

2) La ville que nous voulons, c’est une ville où chacun peut se loger.

Nous sommes attentifs à ce que l’offre soit adaptée pour les jeunes actifs, les jeunes familles, les étudiants comme pour nos anciens. Notre objectif est clair : nous voulons que ce jeune couple qui choisi de construire une famille puisse trouver à Saint-Nazaire le logement, le toit, le “chez-soi” qui lui permettra d’élever ses enfants en toute quiétude. Nous voulons que cette maman qui élève seule ses enfants et pour qui le budget est serré, puisse à Saint-Nazaire prendre plaisir à voir ses enfants devenir grands dans une ville facile à vivre. Nous voulons que ce couple de cinquantenaire qui vit sa vie à 100 à l’heure, dont les enfants ont quitté le nid et qui est à l’aise financièrement soit fier d’habiter dans une de villes les plus égalitaire de France, une ville au front de mer révélé. Nous voulons qu’un retraité se sente pleinement chez lui ici à Saint-Nazaire.

Nous savons bien à quel point aujourd’hui le coût du logement pèse dans le pouvoir d’achat des Nazairiens. Nous nous battons pour que chacun ait ce “chez soi”, nous nous battons pour que les prix des opérations immobilières soient adaptés. Nous travaillons pour développer une offre de logement diversifié : du collectif, de l’individuel, du lot libre.

3) La ville que nous voulons, c’est une ville durable et démocratique

Une vivre durable, c’est une ville qui reste compacte : l’extension horizontale de zones pavillonnaires à l’infini n’est pas un modèle de ville soutenable :

  • cela augmente les déplacements en voiture et donc les bouchons et les problèmes de stationnement, particulièrement dans la ville centre
  • cela produit des gaz à effet de serre
  • cela engendre des coûts de voirie, de réseau et d’équipements publics déraisonnables.

Une ville durable, c’est une ville qui assume parfois de la compacité dans son paysage, autour de ces centralités dont je parlais tout à l’heure. C’est une ville appuyée sur un puissant réseau de transports en commun, et nous pouvons réjouir ensemble aujourd’hui du succès de la Stran et de l’aventure Helyce.

Une ville démocratique, c’est une ville qui explique ces évolutions et les co-construits avec ses habitants.

Je sais que certaines des orientations que j’ai exposée et les constructions de logement par lesquelles elles se traduisent sont parfois craintes dans certains quartiers et mêmes contestées parfois. Dans une période de crise, sa maison, son logement, son environnement immédiat, c’est une sécurité, c’est ce cocon qui nous protège, et le changement autour de soi ‘est parfois déstabilisant. Nous connaissons les attentes relatives à la préservation de la qualité paysagère et urbaine de nos quartiers. Nous y sommes attachés et nous l’avons démontrés dans nombres d’opérations :  Ville-Ouest, Place Laborde, Primevère…

Nous avons écouté. Nous avons entendu les craintes et nous allons continuer d’affiner les projets de renouvellement urbain notamment sur Sautron et Montesquieu. Mais je dois vous dire ce soir chers collègues que nous respecterons le cadre des engagements que nous avons pris démocratiquement devant les Nazairiens, et ce cadre est notre ligne de conduite. Cela ne nous empêchera pas, bien au contraire, de faire vivre la concertation et la démocratie locale et de débattre sur tout ce qui peut l’être dans le respect de nos engagements : sur le cadre général avec le débat qui s’engagera sur le PLU, nous avons d’ailleurs d’ores et déjà rendu ce PLU accessible sur Internet et nous engagerons très prochainement la concertation autour de la Grenellisation.

Sur chaque projet d’aménagement important comme cela a été le cas sur l’ilot Mollé, la poursuite de l’aménagement du Front de Mer, nous consulterons les Nazairiens sur leurs attentes. Sur chaque foncier de la ville nous continuerons à aller à la rencontre des citoyens pour les informer des projets et améliorer ces derniers. Dans chacun des conseils de quartier nous seront attentifs aux propositions pour plus de vivre ensemble.

Vous savez d’ailleurs à quel point, à la demande du maire, sur tous ces sujets je suis mobilisée pour améliorer la participation et la vitalité de notre débat citoyen. Mais, parce que nous sommes viscéralement attachés au principe démocratique, nous comptons respecter scrupuleusement le mandat que les Nazairiens nous ont donné et nous serons tout au long de ce mandat aussi attentifs à ceux qui détiennent les codes de la parole, de la manifestation, de la mobilisation qu’à tous les autres Nazairiens.

Chers collègues. Dans une période où chacun appelle à la mixité, au vivre ensemble, notre politique de logement est une réponse aux défis de notre territoire comme aux enjeux qui comptent pour notre pays; Face aux tentations du repli, de l’isolement, Saint-Nazaire reste fidèle à son histoire et à sa devise, elle ouvre, et personne ne fermera.