Socialisme
« Black fashion power » et racisme ordinaire chez Elle
Dimanche 29 janvier 2012 - Socialisme
J’ai souvent lu Elle, appréciant à la fois la capacité de ce magazine à me détendre lors des trajets en train durant un déplacement mais aussi sa capacité à prendre des positions plus engagées pour la cause des femmes, en France comme à travers le monde. Mais si je n’ai plus vraiment le temps pour le lire depuis le début de la campagne, je n’ai pas pu échapper à la polémique autour d’un article sur la « tendance black fashion power » tant il a choqué un certain nombre de militantes et de militants dont je partage les combats.
Surfant sur les clichés, la journaliste Nathalie Dolivo y affirme que les femmes noires auraient aujourd’hui trouvé un style en « intégrant les codes blancs » tout en conservant une certaine inspiration « ethnique » (boubou, collier de coquillage, charleston et Angela Davis). Blessante pour toutes celles qui s’habillent avec goût et créativité depuis des dizaines d’années, elle oublie au passage que, noires comme blanches, les femmes du 20e siècle, et aujourd’hui du 21e, ont toujours évolué avec le progrès de leur temps tout en s’inspirant des héros et des modes du passé.
Alors oui, cet article me choque. Parce qu’au delà de la caricature dans laquelle tombe lamentablement la journaliste de Elle, il montre une vision profondément raciste du monde.
Mais il montre aussi une incompréhension totale de notre société qui tire son inspiration de toutes les cultures et de toutes les histoires, une société dont la force est justement d’avoir su construire un destin commun sur la base d’histoires différentes.
Après un communiqué de presse peu convaincant, tentant de minimiser l’affaire, Valérie Toranian, la directrice de la rédaction de Elle a finalement choisi de retirer l’article du site du magazine et de présenter ses excuses à celles et ceux qui avaient pu être blessés par l’article. « L’incident » semble donc clos mais il montre trop bien la récurrence du racisme ordinaire et c’est contre cela, aussi, que nous devons nous battre. Et j’espère que nous pourrons (re)trouver Elle à nos côtés dans ce combat.
Le Bourget, Yannick, François, l’oreillette et moi.
Mardi 24 janvier 2012 - Socialisme
Aïe ! Le Petit Journal, ça fait rire quand on le regarde et qu’on est pas dedans
. Bon, je vais vous expliquer en quelques mots mes petites aventures sur scène au Bourget ce dimanche.
J’avais déjà animé une convention du PS, parlé à la Rochelle, mais rien à voir avec une présentation micro à la main sur une scène immense dans une salle aussi impressionnante, que j’ai découverte le matin même. Pas de problème sur les premiers lancements de vidéos, ni sur l’arrivée de Yannick Noah.
Après la fin de la belle prestation de Yannick et de ses musiciens, le timing était serré. En effet, ses instruments devaient être enlevés de la scène très rapidement pour dégager la piste pour le discours et l’entrée de François Hollande. C’est là qu’il y a eu un petit bug en fait.
Il a visiblement fallu plus de temps que prévu pour sortir les instruments. Enfin, c’est ce que j’ai compris dans mon oreillette. L’expérience de l’oreillette est une chose particulière et en ce qui me concerne c’était une première. C’est précisément au moment où on t’explique qu’il y a un grain de sable dans la machine dans ton oreille gauche et que tu n’entends plus que ça que tu es censée continuer à parler.
Et au moment où tu réalises que tu vas devoir faire durer l’attente pour un temps dont tu n’as pas idée, tu réalises qu’il te reste environ une ligne et demi sur ta fiche. Et là, à l’oreille, on te dit quelque chose du style « Fais durer, meuble »… Le tout devant 25 000 personnes…
Bon, rien de bien méchant, c’est le métier qui rentre comme on dit. Et puis surtout, ce n’est pas cela qui nous a empêché de vivre une après-midi extraordinaire avec un discours vraiment fort et rassembleur de François Hollande.
Il a montré sa capacité à se poser à la hauteur des enjeux qui se posent à notre pays. Il a su parler de la France et proposer des mesures fortes. Il a dessiné les contours d’une présidence nouvelle et différente. Il a porté un message que l’on entendait plus depuis longtemps à ce niveau dans la vie politique française sur l’égalité. Ce discours, le rassemblement, la mobilisation et l’unité de notre famille sont des signes puissants du changement qui vient. A nous d’agir maintenant, sur le terrain, et sans oreillette
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Hongrie, l’UMP est-elle complice?
Jeudi 12 janvier 2012 - Socialisme
Les dérives graves du pouvoir hongrois ont suscité beaucoup de réactions ces derniers temps. Mais le silence de l’UMP mérite d’être regardé de près. En effet, le parti au pouvoir en Hongrie est allié au parti de Nicolas Sarkozy au niveau européen !
Une nouvelle Constitution est entrée en vigueur en à Budapest le 1er janvier 2012. La « République de Hongrie » y est devenue la « Hongrie », et la nouvelle constitution comporte désormais cette phrase: « Dieu bénisse les Hongrois ». Le Premier Ministre Victor Orban en a d’ailleurs profité pour constitutionnaliser son opposition à l’avortement et au mariage homosexuel et verrouiller les institutions de son pays tout en cadenassant la presse (l’unique radio d’opposition, Klubradio, s’est vu retirer sa fréquence).
La démocratie en bafouée au cœur de l’Union Européenne
C’est bien la mise au pas de tout un pays qui est organisé aujourd’hui au cœur de l’Union Européenne dans le silence assourdissant des dirigeants européens plus prompts à défendre notre système financier en Grèce ou en Italie que la République en Hongrie.
En France aussi, l’appel d’Alain Juppé à l’Union Européenne pour que celle-ci prenne des mesures fortes à l’encontre du Fidesz ne fait que souligner l’absence de réaction des membres du gouvernement et de l’UMP. Un silence assez compréhensible finalement lorsqu’on sait que le Fidesz est membre du Parti Populaire Européen et que l’organisation de jeunesse du PPE est actuellement présidé par Csaba Domotor, membre de la branche jeune du Fidesz.
Comme l’Internationale Socialiste a su le faire en ce qui concerne par exemple Laurent Gbagbo et son parti le FPI, l’UMP devrait aujourd’hui exiger l’exclusion du Fidesz de Victor Orban du PPE… ou nous expliquer en quoi ils partagent et défendent les positions portées par le Premier Ministre Hongrois dans son pays !
Plus largement l’Union Européenne doit prendre des sanctions fortes à l’égard de la Hongrie, rappelant que ses valeurs sont celles du respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l’égalité, de l’Etat de droit et du respect des droits de l’Homme. Toutes choses aujourd’hui bafouées en Hongrie.
Priorité à la jeunesse: le discours de François Hollande à Strasbourg
Mercredi 14 décembre 2011 - Jeunesse, Socialisme
« La force de la jeunesse, c’est d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre en chemin dans le grand mouvement de la vie. » François Hollande
Il y a quelques semaines, à Strasbourg, devant plusieurs milliers de jeunes, François Hollande revenait sur les grands enjeux que nous voulons porter dans cette campagne en direction des jeunes de notre pays.
Faire de la jeunesse une priorité, comme nous avons choisi de le faire, c’est d’abord rompre avec la réalité insupportable à laquelle sont confrontés les jeunes depuis maintenant dix ans. C’est refuser le fait que les jeunes d’aujourd’hui aient pour seule perspective celle de vivre moins bien que leurs parents, d’avoir des difficultés à se former, à trouver un emploi, à se soigner, à se loger… Quand on sait que 25% des jeunes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, que 50% des jeunes des quartiers populaires sont au chômage et que 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification, on ne peut que porter un grand projet pour de grands changements pour les jeunes de France.
C’est ce que fait François Hollande et qu’il a détaillé à Strasbourg en rappelant que l’enjeu de cette élection présidentielle est, pour les socialistes, de renouer avec la promesse républicaine, avec ce rêve français qui permet à chaque génération de vivre mieux que la précédente.


